RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (09/08)

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    WASHINGTON - Donald Trump a promis hier des réductions 
d'impôts pour les ménages et les entreprises et une 
déréglementation s'il est élu président des Etats-Unis le 8 
novembre. 
    Déterminé à tourner la page d'une série de polémiques qui 
ont affaibli sa position dans les sondages face à la démocrate 
Hillary Clinton, le candidat républicain a dévoilé son programme 
économique pendant un discours prononcé à Détroit, régulièrement 
interrompu par des manifestants. 
    Outre les baisses d'impôts, qui concerneront en particulier 
les parents qui élèvent des enfants, Donald Trump a promis un 
moratoire temporaire sur de nouvelles réglementations fédérales 
et il s'est engagé à relancer le projet controversé d'oléoduc 
Keystone XL. 
    Le milliardaire a aussi profité de ce discours devant le 
Detroit Economic Club pour lancer une nouvelle charge contre 
Hillary Clinton. 
    "Elle est la candidate du passé. Nous représentons 
l'avenir", a-t-il dit de sa rivale démocrate, dont l'équipe de 
campagne a estimé que la politique fiscale de Trump conduirait 
le pays à la récession. 
    Il s'agissait du premier discours du milliardaire sur 
l'économie depuis qu'il a annoncé la semaine dernière avoir 
constitué une nouvelle équipe de 13 conseillers en la matière, 
alors qu'il cherchait à tourner la page d'une polémique avec la 
famille d'un capitaine de l'US Army tué en Irak. 
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    WASHINGTON - Cinquante responsables de la sécurité nationale 
républicains, dont un ancien directeur général de la CIA, ont 
estimé hier que Donald Trump, le candidat de leur parti, n'avait 
pas les qualifications nécessaires pour diriger le pays, 
ajoutant qu'il serait "le président le plus imprudent de 
l'histoire américaine". 
    Cette déclaration, qui se distingue par la dureté des termes 
choisis, est le dernier rejet en date de la candidature de 
l'homme d'affaires à la présidence des Etats-Unis par des 
spécialistes de la sécurité du parti républicain. 
    "Il manque à M. Trump le caractère, les valeurs et 
l'expérience pour être président. Il affaiblit l'autorité morale 
des Etats-Unis en tant que chef de file du monde libre. Il 
semble ne pas avoir de connaissance minimale (...) de la 
Constitution américaine, des lois américaines, des institutions 
américaines, dont la tolérance religieuse, la liberté de la 
presse et une justice indépendante", est-il précisé dans la 
déclaration. 
    "Aucun de nous ne votera pour Donald Trump", ajoutent les 
signataires de la déclaration dans un communiqué, soulignant que 
certain d'entre eux nourrissent également des doutes au sujet de 
la candidate democrate Hillary Clinton. 
    De son côté, la sénatrice républicaine du Maine Susan 
Collins a également dit qu'elle ne voterait pas pour Donald 
Trump le 8 novembre, estimant qu'il ne représentait pas les 
"valeurs républicaines historiques". 
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    ROME - La Cour de cassation italienne a validé hier les 
quelque 500.000 signatures nécessaires à la tenue du référendum 
sur les réformes politiques voulues par le chef du gouvernement 
Matteo Renzi et auxquelles il a lié son avenir. 
    Le président du Conseil s'est engagé à démissionner si les 
électeurs n'approuvent pas la réforme de la Constitution dont il 
espère qu'elle mettra fin à une instabilité politique chronique. 
Aucun gouvernement n'a pu aller à son terme depuis la Seconde 
Guerre mondiale. La Constitution italienne a été votée en 1948. 
    Le pari politique est de taille pour le jeune chef du 
gouvernement de centre gauche. Les sondages montrent qu'un grand 
nombre d'électeurs n'ont pas encore fait leur choix et que le 
"non" semble gagner du terrain. Certains électeurs pourraient 
transformer la consultation en vote de protestation contre le 
chef de file du Parti démocrate. 
    Le gouvernement a désormais 60 jours pour choisir une date. 
Le référendum devrait se tenir entre octobre et décembre. 
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    MADRID - Une troisième élection législative en Espagne, sans 
gouvernement depuis plus de sept mois, ne serait d'aucune 
utilité pour sortir le pays de l'impasse, montre un sondage 
réalisé par Centro de Investigationes Sociologicas publié hier. 
    Les deux scrutins qui ont eu lieu en décembre et en juin 
n'ont pas permis de donner une majorité à même de former un 
gouvernement, l'émergence des nouvelles forces politiques 
incarnées par Podemos et Ciudadanos ayant mis fin à 40 ans 
d'alternance stable entre deux grands partis, le Parti populaire 
(PP, droite) et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). 
    Et aujourd'hui, estime Centro de Investigationes 
Sociologicas, le nombre de personnes qui ont prévu de ne pas se 
déplacer pour voter est à la hausse. 
    Après les élections législatives du 26 juin qui ont donné 
33% au Parti populaire du Président du gouvernement sortant 
Mariano Rajoy, le PP remporterait à nouveau un troisième scrutin 
avec un score similaire, 32,5%, selon l'enquête de Centro. 
    Le PSOE arriverait à nouveau second avec 23,1% des 
intentions de vote, contre 22,7% en juin. Le sondage ne donne 
pas d'estimations en sièges. 
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    QUETTA, Pakistan - L'organisation djihadiste Etat islamique 
(EI) et le groupe Jamaat-ur-Ahrar, branche pakistanaise des 
taliban, ont tous deux revendiqué l'attentat suicide qui a fait 
70 morts et plus de 110 blessés hier dans un hôpital de Quetta, 
capitale de la province du Balouchistan, dans le sud-ouest du 
Pakistan. 
    Le kamikaze s'est fait exploser près d'un groupe de plus de 
100 personnes, en majorité des avocats et des journalistes, 
rassemblés au service des urgences pour la levée du corps de 
Bilal Anwar Kasi, un avocat reconnu, tué par balle quelques 
heures auparavant, a précisé une journaliste qui se trouvait 
parmi les blessés. 
    Selon un bilan fourni par un responsable de l'Hôpital civil 
de Quetta, 70 personnes ont été tuées et plus de 112 blessées. 
    L'agence de presse de l'Etat islamique, Amaq, a revendiqué 
cette attaque au nom de l'organisation djihadiste. "Un martyr de 
l'Etat islamique a actionné sa ceinture d'explosifs pendant une 
rassemblement d'employés du ministère de la Justice et de 
policiers pakistanais dans la ville de Quetta", écrit Amaq. 
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    PARIS - Recep Tayyip Erdogan menace de ne plus réadmettre de 
migrants en Turquie dans le cadre de l'accord destiné à freiner 
leur afflux sur le territoire de l'Union européenne, à qui il 
reproche dans une interview au Monde de ne pas appliquer sa part 
du compromis conclu en mars. 
    De manière générale, le président turc déplore dans cet 
entretien publié hier l'attitude des pays occidentaux, qui se 
sont montrés selon lui beaucoup trop mesurés dans leur critiques 
du coup d'Etat manqué du 15 juillet. 
    Ankara a jusqu'ici appliqué les termes de l'arrangement, qui 
consiste pour la Turquie à empêcher les candidats à l'exil de 
gagner les rives de la Grèce et à réadmettre ceux qui y seraient 
parvenus en échange d'une aide financière et de la promesse d'un 
assouplissement du régime des visas pour les Turcs voyageant 
dans l'UE. 
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    TOKYO - L'empereur japonais Akihito, 82 ans, a déclaré hier 
que son âge pourrait l'empêcher de remplir pleinement ses 
fonctions, laissant ainsi entendre qu'il souhaite abdiquer 
malgré les obstacles constitutionnels à une telle décision. 
    Dans une allocution diffusée par les principales chaînes de 
télévision de l'archipel, l'empereur a déclaré qu'il y avait des 
limites à la réduction des attributions de l'empereur comme 
"symbole de l'Etat", le statut qui lui est réservé par la 
constitution adoptée après la Seconde Guerre mondiale.    
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    BERLIN - Delta Air Lines a annoncé une reprise progressive 
de ses vols après une panne générale de son système informatique 
provoquée la nuit dernière par une rupture d'alimentation 
électrique à Atlanta, aux Etats-Unis. 
    Dans un communiqué, Delta, deuxième compagnie aérienne 
américaine par le trafic passagers, précise avoir annulé environ 
450 vols après la panne survenue à 2h30 du matin (06h30 GMT) à 
Atlanta. 
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    PARIS - Myriam El Khomri a validé le licenciement d'un 
délégué CGT d'Air France poursuivi dans l'affaire dite "des 
chemises arrachées" lors d'un comité central d'entreprise en 
octobre 2015, a annoncé hier le ministère du Travail. 
    "A l'issue d'une analyse longue et minutieuse des faits 
survenus le 5 octobre 2015 en marge du comité central 
d'entreprise du groupe Air France, et sur la base des éléments 
portés au dossier, il ressort que la faute reprochée est d'une 
gravité suffisante pour justifier le licenciement du salarié 
protégé", peut-on lire dans un communiqué. 
    "Cette décision est cohérente avec le licenciement des 
quatre autres salariés impliqués dans le même dossier, qui ne 
bénéficient d'aucun mandat syndical et dont le cas n'est donc 
pas soumis à l'autorisation de l'inspection du travail", ajoute 
le ministère. 
    Le salarié concerné, Vincent Martinez, conserve la 
possibilité de former un recours de la décision de la Direction 
générale du travail devant le tribunal administratif, 
précise-t-il. 
    "C'est une décision qui va à l'encontre de celle prise par 
l'inspection du travail", a dit à Reuters le secrétaire général 
de la CGT Philippe Martinez. "J'y vois une décision politique et 
revancharde de la part du gouvernement par rapport au mouvement 
social à Air France et au mouvement social que nous menons." 
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    PARIS - L'ex-ministre Cécile Duflot a fait état hier de son 
"envie" de se présenter à la primaire écologiste en vue de la 
présidentielle de 2017, à condition que ce scrutin interne ne 
devienne pas un "boulet" pour le candidat investi. 
    Europe Ecologie-Les Verts a décidé le mois dernier 
d'organiser un vote ouvert à ses membres et sympathisants pour 
se trouver un candidat de substitution après la décision de 
Nicolas Hulot de ne pas se présenter en 2017. 
    Les postulants ont jusqu'à la fin du mois d'août pour 
recueillir le parrainage de 36 conseillers fédéraux de la 
formation, requis pour participer au scrutin prévu fin octobre.  
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    PARIS - Le maire de Montluçon, Daniel Dugléry, s'est déclaré 
hier opposé à l'inhumation dans sa commune de l'un des tueurs du 
père Jacques Hamel, le mois dernier, dans une église de 
Seine-Maritime. 
    La semaine dernière, la mère d'Abdel-Malik Petitjean avait 
dit souhaiter que son fils soit enterré dans cette ville de 
l'Allier, où la famille a séjourné pendant plusieurs années 
jusqu'en 2012. 
    "Il ne remplit vraiment aucune des conditions pour être 
inhumé à Montluçon et donc je refuserai l'inhumation", lui a 
répondu le maire Les Républicains, interrogé par France Bleu 
Pays d'Auvergne. 
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    PARIS - Le Parti socialiste a émis lundi des réserves sur le 
projet de construction par EDF de deux réacteurs nucléaires de 
type EPR à Hinkley Point, en Angleterre, appelant à répondre aux 
interrogations soulevées par ce projet contesté avant d'aller 
plus loin. 
    Le PS "estime qu'un projet dont l'importance est telle 
qu'elle engage la solidité et la pérennité de l'énergéticien 
national impose que soient levées toutes les interrogations et 
les réserves avant d'aller plus loin dans sa réalisation", 
peut-on lire dans un communiqué. 
    Le parti se dit "convaincu que l'Etat, actionnaire 
majoritaire à 83% d'EDF, met tout en œuvre à cette fin". 
 
 
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