RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (08/10)

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    NEW YORK - Le candidat républicain à la présidentielle 
américaine Donald Trump est à nouveau au centre d'une vive 
polémique après que le Washington Post a publié une 
conversation, remontant à 2005, dans laquelle le magnat 
immobilier raconte, en utilisant des termes crus, comment il a 
tenté d'avoir des rapports sexuels avec une femme mariée. 
    Ce n'est pas la première fois que Donald Trump est sous le 
feu des critiques pour la manière sexiste et dégradante dont il 
parle des femmes. 
    Mais l'enregistrement publié par Washington Post donne 
pléthore de nouvelles munitions à la candidate démocrate Hillary 
Clinton dans ce domaine juste avant leur deuxième débat 
présidentiel, prévu dimanche. 
    Au cours de la conversation enregistrée en 2005, Donald 
Trump, équipé d'un microphone, bavardait avec Billy Bush, le 
présentateur de l'émission "Acces Hollywood", diffusé par NBC, 
juste avant le tournage d'une séquence. 
    "J'ai essayé de la b---. Elle était mariée. J'ai fait toutes 
les avances possibles, mais je n'y suis pas arrivé", entend-on 
dire le candidat républicain. 
    Ce dernier évoque également l'attrait qu'exercent sur lui 
les belles femmes. 
    "Je commence à les embrasser. Et quand on est quelqu'un de 
connu, elles vous laissent faire. On les attrape par la ch---e. 
On peut faire tout ce que l'on veut." 
    Donald Trump, qui ne cesse de mettre avant les infidélités 
de l'ancien président Bill Clinton pour critiquer Hillary, a 
minimisé l'enregistrement. 
    Mais Reince Priebus, le président du Comité national 
républicain (RNC), a déclaré au sujet de l'enregistrement : 
"Aucune femme ne devrait jamais être décrite dans ces termes ou 
évoquée de cette manière. En aucun cas." 
    Et Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, 
s'est dit "écoeuré" par les propos entendus dans la bouche de 
Donald Trump, ajoutant que ce dernier ne viendrait pas une 
réunion de campagne prévue samedi dans le Wisconsin. 
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    OSLO - Le prix Nobel 2016 de la paix a été attribué au 
président colombien Juan Manuel Santos pour ses "efforts 
déterminés" en faveur de la paix en dépit de l'échec du 
référendum sur l'accord conclu avec les Forces armées 
révolutionnaires de Colombie (Farc). 
    Le comité souligne que "ce prix doit aussi être vu comme un 
hommage au peuple colombien qui, malgré de grandes difficultés 
et de grandes souffrances, n'a pas renoncé à l'espoir d'une paix 
juste, et à toutes les parties qui ont contribué au processus de 
paix". 
    Après plus de quatre ans de négociations, l'accord de paix a 
été signé fin septembre à Carthagène par Juan Manuel Santos et 
Rodrigo Londoño, le chef des Farc - qui ne partagera donc pas le 
Nobel avec lui. 
    Rodrigo Londoño, connu sous son nom de guerre "Timochenko", 
n'en a pas moins "félicité" le président colombien sur son 
compte Twitter. 
    Il avait déclaré un peu plus tôt que "le seul prix auquel 
nous aspirons, c'est la paix et la justice sociale pour la 
Colombie", et réaffirmé sa volonté de parvenir à une Colombie 
"sans paramilitarisme, sans représailles ni mensonges". 
    L'accord de paix devait mettre un terme à 52 ans d'un 
conflit armé qui a fait 220.000 morts et déplacé des millions de 
personnes. Mais, jugé trop favorable aux ex-guérilléros par ses 
détracteurs, il a été rejeté dimanche par référendum par 50,21% 
des voix contre 49,78%. 
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    MOSCOU/BEYROUTH - La Russie a réaffirmé hier son hostilité 
au projet de résolution présenté à l'Onu par la France et 
l'Espagne pour tenter de mettre fin aux bombardements aériens 
des quartiers de l'est d'Alep tenus par les insurgés. 
    Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi 
Gatilov, a jugé plusieurs points "inacceptables", notamment la 
"politisation" de l'aide humanitaire. 
    Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, s'est en 
revanche dit favorable à l'offre de Staffan de Mistura, 
émissaire de l'Onu pour la Syrie, qui s'est dit prêt jeudi à se 
rendre en personne à Alep pour procéder à l'évacuation du 
millier de combattants djihadistes qui s'y trouveraient. 
    Le président syrien, Bachar al Assad, avait proposé la 
veille une amnistie aux combattants qui accepteraient de quitter 
Alep-Est avec leurs familles et un sauf-conduit pour gagner 
d'autres secteurs de Syrie aux mains de l'opposition. 
    Les insurgés, bombardés depuis 15 jours avec une intensité 
sans précédent par l'aviation russe et l'armée syrienne, disent 
toutefois ne pas faire confiance au chef de l'Etat et jugent que 
son offre a pour but de purger la partie orientale de la ville 
de sa population sunnite. 
    En déplacement à Washington au lendemain d'une visite à 
Moscou, le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a 
indiqué que le projet de résolution serait soumis aujourd'hui au 
vote du Conseil de sécurité des Nations unies. 
     
    WASHINGTON - Les bombardements répétés et délibérés 
d'hôpitaux par les armées russe et syrienne appellent 
l'ouverture d'une enquête pour crimes de guerre, a estimé le 
secrétaire d'Etat américain. 
    "La nuit dernière, le régime (syrien) a attaqué un nouvel 
hôpital dans lequel 20 personnes ont été tuées et 100 blessées", 
a déclaré John Kerry avant un entretien avec son homologue 
français Jean-marc Ayrault. 
    "La Russie et le régime doivent au monde davantage qu'une 
explication sur les raison qui font qu'ils continuent à frapper 
des hôpitaux, des structures médicales, des enfants, des 
femmes", a-t-il poursuivi. 
    "Ce sont des actes qui plaident pour l'ouverture d'une 
enquête pour crimes de guerre en bonne et due forme et ceux qui 
les ont commis devraient avoir des comptes à rendre." 
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    CHANTAL, Haïti/COCOA BACH, Floride - L'ouragan Matthew, qui 
longe désormais les côtes de Floride, a fait 842 morts et des 
milliers de sans-abri en Haïti, selon un dernier bilan 
communiqué publié hier. 
    Trois jours après le passage de la dépression, les 
informations continuent à arriver des villages haïtiens isolés 
par les inondations et les glissements de terrain. Trois villes 
signalent plusieurs dizaines de morts. C'est le cas de Chantal, 
dont le maire a fait état de 86 tués, pour la plupart victimes 
de chutes d'arbres, et de 20 disparus. 
    La région de Grand'Anse, dans le Nord, compte également de 
nombreux disparus, tout comme Les Anglais, où ils sont 
"plusieurs dizaines", selon un membre de l'administration locale 
joint par Reuters. 
    A Anse-d'Hainault, sept personnes ont en outre succombé au 
choléra et 17 cas de la maladie ont été signalés aux 
Chardonnières, sur la côte sud. 
    Le dernier bilan établi à partir des chiffres fournis par 
les équipes de la Protection civile sur le terrain s'élève à 842 
morts, mais l'agence centrale, qui met plus de temps à 
rassembler les informations, parle pour le moment de 271 morts 
et de 61.500 sans-abri. Le gouvernement avait évalué jeudi à 
350.000 le nombre de sinistrés ayant besoin d'une aide 
immédiate. 
    En Floride, une personne a été tuée par la chute d'un arbre 
dans le comté de Volusia et un million de foyers sont privés 
d'électricité, selon le gouverneur de l'Etat, Rick Scott. 
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    PARIS - Les Européens doivent être intransigeants face aux 
manoeuvres du Royaume-Uni pour tenter de contourner la libre 
circulation des personnes tout en conservant les avantages de 
l'Union, a déclaré hier le président de la Commission 
européenne. 
    "Il doit être évident que si le Royaume-Uni veut avoir un 
libre accès au marché intérieur, que toutes les règles et toutes 
les libertés (...) doivent être intégralement respectées. On ne 
peut pas être un pied dedans et un pied dehors", a déclaré 
Jean-Claude Juncker lors d'un colloque à Paris pour les 20 ans 
de l'Institut Jacques Delors. "Sur ce point, nous devons être 
intransigeants", a-t-il ajouté. 
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    PARIS - L'annulation par la Pologne d'une commande de 50 
hélicoptères militaires Caracal d'Airbus suscite une vive crise 
diplomatique entre Paris et Varsovie, au point que les autorités 
françaises envisagent des mesures de rétorsion. 
    La relation entre les deux pays membres de l'Union 
européenne et de l'Otan va être "gravement affectée" par la 
décision polonaise et la France va "réexaminer l'ensemble" de sa 
coopération en matière de défense avec la Pologne, selon une 
source française proche du dossier. 
    L'Etat français, actionnaire d'Airbus à hauteur de 11%, 
veillera à ce que le groupe réexamine ses projets 
d'investissements en Pologne, a ajouté cette source. 
    Le contrat, qui portait sur la livraison de 50 hélicoptères 
Caracal pour un montant de 13,5 milliards de zlotys (3,14 
milliards d'euros), représentait plus de 3.000 emplois en 
Pologne, selon Airbus. 
    Airbus Group emploie actuellement environ 900 salariés en 
Pologne, dans le spatial, les hélicoptères et les avions 
militaires, avec un centre de recherche dans le pays. 
    Sur le plan diplomatique, les consultations envisagées le 13 
octobre à Varsovie en présence de François Hollande ont été 
reportées sine die après la confirmation, vendredi, par le 
ministre polonais de la Défense de l'annulation de l'appel 
d'offres remporté en avril 2015 par Airbus Helicopters. 
     --- 
    PARIS - Le Premier ministre français, Manuel Valls, s'est 
prononcé hier pour une "vraie politique de croissance" en Europe 
et a dit assumer sur ce point un "désaccord fort" avec 
l'Allemagne. 
    Dans un discours à Paris, à l'invitation de l'Institut 
Jacques Delors, il a également jugé que l'Union européenne 
devait pouvoir s'endetter. 
    "Je pense qu'il nous faut porter une vraie politique de 
croissance, qui ne peut pas se résumer aux seuls enjeux de 
compétitivité", a déclaré Manuel Valls. "Je sais que ce point-là 
est un point de désaccord fort avec notre grand partenaire 
allemand, et je l'assume". 
    Manuel Valls a par ailleurs estimé que l'"hypocrisie" 
entourant la question de l'adhésion de la Turquie à l'Union 
européenne devait cesser, quelques jours après l'appel lancé par 
le président turc à l'UE pour qu'elle se prononce clairement sur 
cette question. "L'Union n'a pas vocation à s'élargir 
indéfiniment", a estimé le Premier ministre français. 
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    PARIS - Nicolas Sarkozy a implicitement accusé Alain Juppé 
hier de "compromission" et de "confusion déloyale" pour avoir 
invité les électeurs de gauche à participer à la primaire 
d'investiture présidentielle de la droite et du centre. 
    L'enjeu de la participation au scrutin des 20 et 27 
novembre, pour lequel le maire de Bordeaux part favori, attise 
l'antagonisme entre les deux hommes, au point qu'Alain Juppé a 
déclaré jeudi soir sur France 2 que l'ancien président était 
pris de "panique" face à des sondages défavorables. 
    L'ancien président de la République a par ailleurs annoncé 
qu'il soumettrait à référendum, s'il est élu président en 2017, 
ses propositions contestées de suspendre le regroupement 
familial et de placer en rétention administrative des personnes 
fichées "S" représentant une menace potentielle. 
    Invité du journal de 20 heures de France 2, Nicolas Sarkozy 
a choisi l'opposition frontale avec Alain Juppé, favori de la 
primaire d'investiture à droite, en mettant en avant deux 
mesures de son programme, que le maire de Bordeaux rejette, sous 
le sceau gaulliste de la "souveraineté populaire". 
     --- 
    PARIS - L'UDI pourrait présenter un candidat à l'élection 
présidentielle de 2017 si Nicolas Sarkozy devait être investi 
par la droite, a déclaré hier Chantal Jouanno, porte-parole de 
la principale formation centriste. 
    "La question se posera très sérieusement d'avoir notre 
candidat, très sérieusement, parce que chez nos adhérents, 
aujourd'hui, il est loin de faire consensus", a dit Chantal 
Jouanno à Sud Radio et Public Sénat. 
    "Je ne vois pas comment nos adhérents suivraient un candidat 
anti-européen, anti-environnement et qui aujourd'hui est en 
train de mettre de l'huile sur le feu dans un pays qui a besoin 
d'humanisme", a-t-elle ajouté.     
     --- 
    PARIS - Des familles de victimes des attentats du 13 
novembre ont saisi le parquet de Paris pour apologie du 
terrorisme après les propos du polémiste Eric Zemmour, qui dit 
"respecter les djihadistes prêts à mourir pour ce en quoi ils 
croient", a-t-on appris hier auprès de leur avocate. 
    Me Samia Maktouf considère que ces propos "glorifient 
l'action des terroristes" et demande au parquet d'engager des 
poursuites pénales et le retrait immédiat de ces déclarations 
"où elles viendraient à se trouver sur internet". 
    Dans une interview donnée au mensuel Causeur, paru hier, 
l'écrivain estime qu'entre la France et l'islam, "les musulmans 
doivent choisir" et prône le rétablissement "des règles 
assimilationnistes qui prévalaient jusqu'aux années 1960". 
 
 
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