RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (08/09)

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PARIS - François Hollande s'est engagé hier à agir jusqu'au bout de son mandat, "sans calcul, ni répit", lors de la sixième conférence de presse de son quinquennat qui l'a vu marteler son souhait d'être "à la hauteur" et de n'avoir "pas de regrets" en 2017. Consacré pour moitié à l'international, ce rendez-vous a surtout été marqué par l'annonce de "vols de reconnaissance" français au-dessus de la Syrie pouvant conduire à des "frappes" contre l'Etat islamique. Face à la crise liée à ce conflit, il a convoqué "l'Histoire" qui appelle "responsabilité" et "humanité", indiquant que la France pourrait accueillir 24.000 réfugiés syriens supplémentaires sur deux ans dans le cadre d'une répartition européenne des candidats. "On est jugé par ses enfants et ses petits-enfants", a-t-il insisté, invitant chacun à "être à la hauteur des choix que nous aurons à faire" pour résoudre ce défi historique. Sur le plan intérieur, François Hollande a annoncé pour 2016 "plus de deux milliards d'euros" de baisse d'impôts à l'adresse des Français les plus touchés par les augmentations du début de son quinquennat. --- PARIS - Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a de annoncé hier après-midi que 1.000 réfugiés arrivés en Allemagne seraient accuellis en France avant même l'adoption du nouveau plan de répartition que la Commission européenne s'apprête à détailler. Celle-ci a établi un nouveau système de quotas contraignants pour l'accueil des réfugiés, en vertu duquel l'Allemagne accueillera plus de 40.000 demandeurs d'asile et la France 30.000 sur un total de 160.000 demandeurs venus d'Italie, de Grèce et de Hongrie a-t-on appris de source européenne. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dévoilera ces nouvelles propositions demain. Il proposera que 120.000 réfugiés soient répartis entre pays membres en plus des 40.000 que l'exécutif européen avait déjà proposé de relocaliser en mai dernier. Les Etats de l'UE ont rejeté en juin tout système de répartition contraignant, optant alors pour le volontariat. Mais le nombre de places d'accueil proposé par les pays membres atteint jusqu'ici environ 32.000, loin des 40.000 préconisés par la Commission, alors que le nombre de personnes arrivant en Europe a explosé durant l'été. A BERLIN, Angela Merkel s'est félicitée que l'Allemagne ait accueilli au cours du week-end quelque 20.000 réfugiés bloqués depuis des jours en Hongrie tout en soulignant que la décision de son gouvernement d'ouvrir largement ses frontières aux réfugiés étaient temporaire et que leur accueil ne pouvait être à la charge de quelques pays européens seulement. L'arrivée de milliers de réfugiées a permis de dresser de l'Allemagne un tableau "qui peut nous rendre fiers de notre pays", a déclaré la chancelière allemande. A Rottenburg, dans le Land de Bade-Wurtemberg, cinq personnes ont été blessées cette nuit dans un incendie visant un foyer d'accueil de migrants. Une enquête est en cours pour déterminer la cause du sinistre. A ATHENES, les autorités grecques ont demandé hier matin une aide humanitaire supplémentaire à l'Union européenne pour faire face à la "situation instable" provoquée par l'afflux sur son territoire de migrants et de réfugiés. A BUDAPEST, le Premier ministre Hongrois Viktor Orban a estimé lui que l'Union européenne devait fournir un soutien financier à la Turquie et aux autres pays non membres de l'UE pour les aider à gérer l'afflux. Il a également jugé que la discussion sur des quotas de répartition des migrants entre Etats membres de l'Union européenne était prématurée tant que le bloc des Vingt-Huit ne serait pas à même de "protéger ses frontières extérieures". A WASHINGTON, l'administration Obama étudie un certain nombre de pistes susceptibles d'apporter des solutions aux questions soulevées par le drame humanitaire que vivent les réfugiés, a dit hier un porte-parole de la Maison blanche. --- LONDRES - Le Premier ministre britannique David Cameron a essuyé hier une rare défaite au Parlement lorsque des élus eurosceptiques du parti conservateur ont uni leurs forces avec l'opposition travailliste pour rejeter les modalités d'organisation d'un référendum sur l'appartenance à l'Union européenne. Il s'agit du premier revers au Parlement de David Cameron depuis sa réélection en mai. Il illustre surtout la persistance des lignes de fracture qui traversent le parti conservateur au sujet de l'Europe. Le Premier ministre britannique, qui entend revoir les rapports entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne avant un référendum qui devrait avoir lieu d'ici la fin de 2017, a laissé entendre qu'il voulait rester au sein d'une UE réformée tout en disant ne rien exclure si les négociations avec Bruxelles n'aboutissent pas aux résultats espérés. Le texte de loi ouvrant la voie à la tenue du référendum a été adopté à une large majorité -- 316 voix pour contre 53 contre -- par la Chambre des communes aujourd'hui et va donc maintenant être examiné par la Chambre des Lords. Mais le gouvernement va devoir consentir à certains changements après que la Chambre des communes a rejeté -- par 312 voix contre 285 -- certaines des modalités proposées pour la tenue du scrutin. --- LONDRES - Un drone britannique a mené pour la première fois une frappe aérienne contre l'Etat islamique (EI) en août en Syrie, tuant trois djihadistes dont deux Britanniques, a annoncé hier le Premier ministre David Cameron. Jusqu'ici, la Royal Air Force n'avait mené qu'en Irak des raids aériens contre les islamistes, le gouvernement de Londres n'ayant pas obtenu du Parlement un mandat politique pour conduire des opérations militaires en Syrie. --- ISTANBUL - Des chasseurs F-16 et F-14 de l'armée turque ont bombardé hier une douzaine de cibles liées aux séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), au lendemain de l'attaque la plus meurtrière commise contre les forces de sécurité turques depuis la fin du cessez-le-feu, en juillet. Des unités des forces spéciales ont également été acheminées par hélicoptères dans les environs de Daglica, un secteur montagneux de la province d'Hakkari (sud-est), située à proximité de la frontière irakienne, où les combats se poursuivaient hier. C'est dans ce secteur que seize soldats turcs, selon un bilan communiqué de source militaire, ont péri dans l'attaque à l'explosif menée dimanche contre leur convoi militaire, soit le bilan le plus lourd pour l'armée turque depuis la fin du cessez-le-feu qui avait été proclamé en 2012. S'exprimant lors d'une conférence de presse, le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis de "nettoyer ces montagnes". "Quoi qu'il en coûte, elles seront nettoyées", a-t-il dit. "Les montagnes, les plaines et les villes de ce pays ne seront pas abandonnées aux terroristes." Dans un communiqué publié hier, le PKK affirme qu'au total 31 soldats turcs ont été tués lors de cette attaque puis des combats qui ont suivi. --- TUNIS - Les autorités tunisiennes craignent des attentats à la voiture piégée contre des "sites sensibles et vitaux" à Tunis, où plusieurs artères, dont l'avenue Habib Bourguiba, ont été interdites à la circulation, a rapporté dimanche l'agence de presse TAP citant une source au ministère de l'Intérieur. La Tunisie a renforcé les mesures de sécurité après les deux attaques meurtrières qui se sont produites au mois de mars au musée du Bardo à Tunis et le 26 juin dans un hôtel de Sousse, cité balnéaire fréquentée par les touristes étrangers. --- JERUSALEM - La mère d'un bébé palestinien de 18 mois mort fin juillet en Cisjordanie lors d'un incendie imputé à des extrémistes juifs est décédée hier matin des suites de ses brûlures, près d'un mois après la mort de son mari. Peu après l'annonce du décès par les autorités médicales, des Palestiniens se sont rassemblés dans le village où habitait la famille, à Douma, près de Naplouse, appelant à un "jour de colère" dans tous les territoires palestiniens. Des pyromanes ont incendié la maison de la famille Dawabsheh le 31 juillet, en pleine nuit. "Plus d'un mois est passé et le gouvernement israélien n'a toujours pas traduit les terroristes en justice", a déclaré Saëb Erekat, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) dans un communiqué. --- BRUXELLES, 7 septembre (Reuters) - La police belge a fait usage de canons à eau hier pour empêcher quelque 5.000 agriculteurs d'approcher des bâtiments de l'Union européenne à Bruxelles devant lesquels ils entendaient réclamer des mesures de soutien pour un secteur frappé par l'embargo sur certains produits alimentaires imposé par la Russie en représailles aux sanctions occidentales. Cette manifestation, pour laquelle les protestataires avaient mobilisé plus de mille tracteurs, coïncidait avec une réunion d'urgence des ministres européens de l'Agriculture. Les forces de l'ordre ont eu recours aux canons à eau pour repousser les manifestants qui tentaient de franchir les barrières interdisant l'accès aux locaux de l'UE dans le centre de la capitale belge. La Russie impose un embargo sur la viande, les produits laitiers et les fruits et légumes en provenant du bloc communautaire, des Etats-Unis, de Norvège, du Canada et d'Australie depuis août 2014. Cet embargo prive l'UE d'un accès à son principal débouché extérieur estimé à 5,5 milliards d'euros pas an. --- TOKYO - L'économie japonaise s'est moins contractée que ce qui avait été calculé en première instance, selon des données publiées aujourd'hui qui suggèrent néanmoins que le gouvernement pourrait être contraint à soutenir davantage une reprise fragile, avec notamment une baisse des investissements plus marquée que précédemment estimé. Sur la période avril-juin, le produit intérieur brut (PIB) du pays a ainsi baissé de 1,2% en rythme annualisé, contre une première projection de -1,6%. Les économistes avaient tablé sur une révision à -1,8%. Le recul des investissements est désormais calculé à 0,9% contre -0,1% en première estimation, une évolution qui n'est pas de bon augure pour la troisième économie mondiale. --- BRUXELLES - La Commission européenne donnera aujourd'hui son feu vert au rachat par General Electric de la branche énergie d'Alstom pour 12,4 milliards d'euros, ont hier lundi deux sources proches du dossier. La Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, tiendra une conférence de presse à 14h00 GMT à Strasbourg, après la réunion hebdomadaire de la Commission, selon les sources, qui ont précisé que l'accord serait assorti de conditions. Reuters avait rapporté le 14 août dernier que Bruxelles allait approuver l'opération sous certaines conditions.

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