RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (07/10)

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GENEVE/BEYROUTH - L'envoyé spécial des Nations unies pour la 
Syrie, Staffan de Mistura, a proposé hier de se rendre dans les 
quartiers d'Alep-Est pour escorter hors de la ville le millier 
de combattants djihadistes qui s'y trouveraient dans l'espoir de 
faire cesser les bombardements russes et syriens. 
    Le département d'Etat américain a déclaré pour sa part que 
Washington continuait d'étudier des options non-diplomatiques 
pour répondre à la guerre en Syrie en dépit de l'avertissement 
émis par la Russie jeudi sur les conséquences possibles de 
frappes visant des positions de l'armée syrienne. 
    De son côté, Jean-Marc Ayrault, le chef de la diplomatie 
française, s'est rendu à Moscou pour redire "les yeux dans les 
yeux" à son homologue russe, Sergueï Lavrov, que nul ne pouvait 
tolérer les événements en cours dans la grande ville du nord de 
la Syrie. 
    "Ce qui se passe à Alep est sans précédent. Rien ne saurait 
justifier un tel déluge de feu et de morts", a-t-il dit. 
    Mais Jean-Marc Ayrault, attendu aujourd'hui à Washington, a 
reconnu qu'il y avait encore des "blocages" et "beaucoup de 
travail à faire" sur le projet de résolution que la France et 
l'Espagne ont soumis au Conseil de sécurité des Nations unies. 
    Le ministre des Affaires étrangères a également laissé 
planer le doute sur la visite de Vladimir Poutine à Paris, 
prévue en octobre, soulignant que la priorité était avant tout 
de mettre un terme aux "massacres" à Alep. 
    Selon les agences de presse russes, Sergueï Lavrov aurait 
indiqué avant la rencontre que le président russe se rendrait à 
Paris le 19 octobre prochain pour s'entretenir avec François 
Hollande des dossiers syrien et ukrainien. 
    Après deux semaines d'offensive des forces 
pro-gouvernementales syriennes appuyées par l'aviation russe, 
les quelque 275.000 civils, dont 100.000 enfants, qui vivent 
dans les quartiers d'Alep-Est, sous le contrôle des rebelles 
depuis l'été 2012, sont dans une situation désespérée, 
l'épuisement des réserves de vivres s'ajoutant aux frappes 
aériennes. 
    L'armée syrienne a annoncé mercredi une diminution des tirs 
d'artillerie et des frappes aériennes permettant selon elle à 
ceux qui le souhaitent de gagner des zones plus sûres. Mais elle 
a souligné que tous ceux qui n'en profiteraient pas pour partir 
connaîtront un "sort inévitable". 
     --- 
     JUPITER/ORLANDO - L'ouragan Matthew, le plus violent à 
frapper les Caraïbes depuis près de dix ans, se dirige 
aujourd'hui vers les côtes américaines après avoir balayé les 
Bahamas et tué au moins 283 personnes dans les Caraïbes, 
principalement en Haïti.  
    Même si ses vents ont baissé de 10 kilomètres, revenant à 
210 km/h, Matthew devrait rester classé en catégorie 4 sur 
l'échelle de Saffir-Simpson, qui en compte cinq, jusqu'à 
l'approche des Etats-Unis, a déclaré le Centre national des 
ouragans (NHC) américain. 
    Il peut se diriger droit sur la Floride ou longer les côtes 
de l'Etat jusqu'à ce soir, a ajouté le NHC, évoquant un "impact 
potentiellement désastreux". 
    Le service de météorologie nationale a dit que Matthew 
pourrait être la tempête la plus violente à s'abattre sur le 
nord-est de la Floride en 118 ans. 
    En Haïti, l'ouragan a fait au moins 261 morts selon le 
dernier bilan en date rendu public par les autorités, et des 
milliers de personnes ont été déplacées, le vent et la pluie 
ayant détruit des habitations, arraché des toitures et inondé 
des quartiers entiers. En République dominicaine, il a tué 
quatre personnes. 
    Aux Bahamas, Matthew est passé à une quarantaine de 
kilomètres de la capitale Nassau, abattant des arbres et 
arrachant des tuiles de certains toits, sans toutefois causer de 
dégâts importants. 
    Il est trop tôt pour prédire quelle partie des Etats-Unis 
l'ouragan pourrait frapper mais l'avis du NHC pour les 
Etats-Unis concerne la côte atlantique du sud de la Floride à la 
Caroline du Sud en passant par la Géorgie, une zone où vivent 
quelque 12 millions de personnes selon la chaîne Weather 
Channel. 
    En Floride, en Géorgie, en Caroline du Sud et en Caroline du 
Nord, les stations-service et les magasins alimentaires ont été 
pris d'assaut et de longues files de voitures se sont formées 
sur les routes, des populations entières quittant les zones 
côtières pour se mettre à l'abri. 
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    KAPITAN ANDREEVO, Bulgarie - L'Union européenne a 
officiellement lancé hier en Bulgarie l'Agence européenne de 
garde-frontières et de garde-côtes, un nouveau corps créé avec 
la volonté d'assurer un contrôle plus étroit des frontières 
extérieures de l'UE en collaboration avec les Etats membres. 
    Ce corps européen comptera un terme un effectif d'un millier 
de membres, dont 120 à la frontière bulgaro-turque, où le 
gouvernement de Sofia a érigé une barrière, réduisant d'un tiers 
le nombre d'arrivées cette année (12.500) par rapport à 2015. 
    Il pourra s'appuyer sur une réserve de 1.500 
garde-frontières désignés par des Etats membres. 
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    PARIS - Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a fait état 
hier de ses "inquiétudes les plus vives" quant aux conditions de 
démantèlement du camp de migrants de Calais, qui doit avoir lieu 
d'ici la fin de l'année. 
    D'après lui, "la destruction de la totalité des camps et des 
installations en dur pourrait débuter le 17 octobre prochain."  
    Contacté par Reuters, le ministère de l'Intérieur n'a pas 
confirmé cette date.  
    Jacques Toubon s'inquiète particulièrement de la situation 
des mineurs, qui sont près de 1.000 présents sur place selon 
lui. 
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    NATIONS UNIES - Le Conseil de sécurité des Nations unies a 
entériné hier le choix de l'ancien Premier ministre portugais 
Antonio Guterres comme prochain secrétaire général de l'Onu en 
remplacement de Ban Ki-moon. 
    La recommandation des 15 membres du Conseil va désormais 
être transmise aux 197 membres de l'Assemblée générale, chargée 
d'élire formellement le patron de l'Onu. 
    Sauf coup de théâtre, Antonio Guterres, qui a dirigé le 
Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) de 2005 à 2015, 
devrait succéder à Ban Ki-moon, dont le deuxième mandat de cinq 
ans expire à la fin de l'année. 
    En déplacement à Rome, le diplomate sud-coréen a qualifié 
son successeur de "super choix". 
     ---  
    VARSOVIE - Les députés polonais ont rejeté hier la 
proposition de loi sur l'interdiction quasi-totale de 
l'avortement lors d'un vote organisé à la hâte après de vastes 
manifestations, qui marque le premier revers du parti 
conservateur Droit et Justice (PiS) au pouvoir sur la scène 
intérieure.  
    La formation avait retiré son soutien au texte défendu par 
un groupe de pression anti-IVG hier soir en commission.  
    Plusieurs dizaines de milliers de femmes vêtues de noir ont 
défilé lundi dans tout le pays pour dénoncer le projet, qui 
prévoyait de limiter l'avortement aux seuls cas présentant un 
risque de handicap pour l'enfant ou une menace pour la santé de 
la mère. La législation actuelle, déjà la plus restrictive 
d'Europe, l'autorise également en cas d'inceste ou de viol.   
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    LONDRES - Steven Woolfe, député européen du Parti pour 
l'indépendance du Royaume-Uni (Ukip) et candidat possible à la 
direction du mouvement, a été hospitalisé hier à Strasbourg 
après avoir perdu connaissance à la suite d'une "altercation" 
avec un collègue lors d'une réunion au Parlement européen sur 
l'avenir de l'Ukip. 
    L'altercation et l'hospitalisation de Steven Woolfe, qui a 
perdu brièvement connaissance selon un porte-parole du parti, 
illustrent les tensions qui secouent l'Ukip. 
    Mardi soir, la présidente du mouvement, Diane James, a 
démissionné, 18 jours seulement après avoir succédé à Nigel 
Farage. Ce dernier avait quitté ses fonctions juste après le 
référendum du 23 juin sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union 
européenne. 
    "Cela n'aurait pas dû se produire. Nous parlons d'une 
dispute qui s'est terminé par une agression physique", a déclaré 
Farage, qui a repris la tête de l'Ukip à titre provisoire, 
devant l'hôpital strasbourgeois où se trouvait Steven Woolfe. 
    "C'est un comportement qui n'est pas très convenable. Cela 
donne l'impression que nous sommes tous violents", a-t-il 
reconnu.  
    Nigel Farage s'est refusé à donner l'identité de l'autre 
homme impliqué dans l'incident, expliquant qu'une enquête serait 
menée. 
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    BANGUI - Au moins 11 personnes ont été tuées cette semaine à 
Bangui, la capitale centrafricaine, au cours d'affrontements qui 
ont éclaté dans le quartier musulman de PK5 après le meurtre 
d'un officier de l'armée, a annoncé hier la mission de maintien 
de la paix de l'Onu. 
    Marcel Mombeka, ancien conseiller de l'ex-présidente par 
intérim Catherine Samba-Panza, a été abattu mardi alors qu'il 
traversait en voiture le quartier longtemps assiégé par les 
miliciens anti-balaka, dans lequel le pape François s'était 
rendu en novembre dernier pour sceller la réconciliation entre 
Centrafricains.  
    Les violences qui ont éclaté après ce meurtre ont fait au 
moins 11 morts, 14 disparus et autant de blessés, a dit la 
Minusca, la mission de l'Onu. 
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    PARIS - Alain Juppé, favori dans la course à l'investiture 
présidentielle de la droite, a déclaré hier voir des signes de 
panique dans les récentes sorties de Nicolas Sarkozy, qu'il juge 
outrancières. 
    Prié de réagir à des propos de l'ex-président dénonçant en 
termes virulents les appels lancés aux électeurs de gauche, le 
maire de Bordeaux a déploré à son tour la stratégie de son 
principal concurrent. 
    "Cette espèce d'outrance est mauvais signe. Il y a un peu de 
panique à bord", a affirmé Alain Juppé, invité de L'Emission 
politique de France 2. 
    "Je regardais une étude, il n'y a pas très longtemps, qui 
montre que la seule chance de Nicolas Sarkozy de gagner, c'est 
de capter les voix de l'extrême-droite", a-t-il ajouté. 
    Les deux principaux rivaux de la primaire s'écharpent depuis 
plusieurs jours au sujet du corps électoral appelé à choisir le 
candidat de la droite pour la présidentielle de l'an prochain. 
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    PARIS - Marine Le Pen va installer son QG de campagne pour 
la présidentielle rue du Faubourg Saint-Honoré, à Paris, mais à 
bonne distance de l'Elysée, et n'a toujours pas trouvé de prêt 
auprès des banques pour sa campagne électorale. 
    Les bureaux de 240 m2 sont situés du côté de la place des 
Ternes, à environ deux kilomètres du palais présidentiel, a 
précisé la présidente du Front national à Reuters, confirmant 
une information de BFM TV. 
    En revanche, le parti de Marine Le Pen, qui a besoin de 12 
millions d'euros, le plafond remboursable, est encore loin 
d'avoir en caisse les finances nécessaires pour faire campagne. 
     --- 
    PARIS/AJACCIO - Trois jeunes nationalistes corses ont été 
condamnés hier à Paris à des peines de cinq à huit ans 
d'emprisonnement pour leur participation à des attentats à 
l'explosif à Corte (Haute-Corse) en 2012 contre l'Office de 
l'environnement et la sous-préfecture.  
    La cour d'assises spécialement composée a suivi de près des 
réquisitions, rendues mercredi, qui se voulaient "équilibrées".  
    Ces réquisitions ont déclenché dans la soirée de mercredi 
des heurts à Bastia entre des étudiants nationalistes et les 
forces de l'ordre, durant lesquels quatre policiers ont été 
légèrement blessés.  
    D'autres manifestations sont attendues ce jeudi en Corse à 
l'appel de syndicats d'étudiants et de mouvements nationalistes, 
notamment dans le centre de l'île, à Corte, où l'université 
était bloquée depuis le début de journée. 
     ---  
    PARIS - Manuel Valls a annoncé hier un objectif de 
construction de 33 nouveaux établissements pénitentiaires, soit 
16.000 cellules supplémentaires, pour remédier à la 
surpopulation carcérale en France. 
    Les crédits prévus dans le projet de loi de finances pour 
2017 permettront de lancer neuf chantiers de maisons d'arrêt 
(3.900 cellules) et 28 quartiers de préparation à la sortie 
(2.400 cellules), a précisé dans un communiqué le ministre de la 
Justice, Jean-Jacques Urvoas. 
    Les zones disponibles pour accueillir les maisons d'arrêt 
devront être identifiées d'ici la mi-décembre, puis Jean-Jacques 
Urvoas rendra public ses arbitrages définitifs début janvier 
2017, a-t-il expliqué.  
    "La situation est dramatique, notamment dans les maisons 
d'arrêt où le taux de surpopulation atteint 140%", a reconnu 
Manuel Valls.  
    L'administration pénitentiaire a une nouvelle fois été 
rappelée à l'ordre aujourd'hui par la justice, le tribunal 
administratif de Melun (Seine-et-Marne) lui ordonnant de prendre 
des mesures pour mettre un terme à la prolifération d'animaux 
nuisibles à Fresnes (Val-de-Marne), une situation qui "affecte 
la dignité des détenus."  
     ---  
    PARIS - Le Front national et de deux de ses dirigeants sont 
renvoyés en correctionnelle dans l'enquête sur le financement 
des campagnes électorales du parti en 2012, a-t-on appris de 
source judiciaire. 
    Les dirigeants du FN, qui contestent toute irrégularité, ont 
souligné que les comptes de campagne de 2012 avaient été validés 
par les magistrats et estimé que les faits reprochés au parti 
étaient sans commune mesure avec ceux visant l'ex-UMP.   
    Les deux dirigeants du FN visés sont le trésorier Wallerand 
de Saint-Just et le vice-président du FN Jean-François Jalkh, a 
précisé la source judiciaire. 
    La justice soupçonne le mouvement d'avoir mis en place un 
système d'enrichissement frauduleux aux frais de l'Etat avec 
l'un de ses prestataires, la société Riwal, et le micro-parti 
Jeanne, en profitant des remboursements publics sur les frais de 
campagne. 
     --- 
    PARIS - L'économie française ne se remet que graduellement 
de son trou d'air du printemps et affichera sur l'ensemble de 
2016 une croissance limitée à 1,3%, a prédit hier l'Insee, qui 
confirme cependant prévoir une baisse du chômage à la fin de 
l'année. 
    Par rapport à ses précédentes prévisions, qui remontaient à 
fin juin, l'institut revoit en baisse de 0,3 point le produit 
intérieur brut attendu pour cette année après le chiffre négatif 
(-0,1%) du deuxième trimestre, le premier depuis l'hiver 2013. 
    Il rejoint le niveau des dernières anticipations des 
organisations internationales comme l'OCDE, le FMI ou la 
Commission européenne, là où le gouvernement s'accroche à son 
scénario de croissance de 1,5%. 
 
 
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