RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (07/09)

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BUDAPEST/MUNICH - L'afflux de migrants s'est poursuivi hier entre la Hongrie, l'Autriche et l'Allemagne, mettant à rude épreuve la cohésion de l'Union européenne sur la réponse à apporter à cette crise migratoire. Le pape François a invité toutes les paroisses et les communautés religieuses d'Europe à accueillir une famille de réfugiés, un geste de solidarité qui débutera au Vatican. Le chancelier autrichien Werner Faymann a déclaré dimanche qu'il était temps de commencer à supprimer progressivement les mesures exceptionnelles prises en Autriche pour venir en aide aux milliers de migrants qui étaient bloqués en Hongrie. De son côté l'Allemagne, où quelque 18.000 personnes ont afflué, a décidé de libérer quelque trois milliards d'euros supplémentaires pour aider les Länder et les municipalités à faire face à l'arrivée massive de migrants et de réfugiés. A l'issue d'une réunion de plus de cinq heures entre partenaires de la coalition dirigée par la chancelière Angela Merkel, le gouvernement a détaillé, dans un communiqué, d'autres mesures, telles l'accélération de la procédure d'asile et la facilitation de la construction de centres d'accueil. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, doit présenter mercredi au Parlement de Strasbourg un plan qui prévoit de porter de 40.000 à 160.000 le nombre de demandeurs d'asile arrivés en Italie, en Grèce et en Hongrie, à répartir dans les autres pays de l'Union sur la base de quotas nationaux. Les mesures seront ensuite examinées par les ministres de l'Intérieur de l'UE le 14 septembre. Les pays européens sont divisés sur les mesures à prendre pour faire face à ce flot migratoire en provenance du Proche-Orient, d'Afrique et d'Asie. En FRANCE, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a adressé une lettre aux maires du pays pour les inviter à une réunion de travail le 12 septembre afin de concrétiser leurs propositions d'accueil des réfugiés. La France pourrait accueillir 27.000 réfugiés si la proposition de Jean-Claude Juncker est entérinée. Une manifestation de soutien aux migrants issus pour la plupart de la Syrie en guerre a rassemblé hier plusieurs milliers de personnes place de la République, à Paris, derrière la bannière #PasEnNotreNom. "Refugees welcome", "Bienvenue", "Unité humanité solidarité", pouvait-on lire sur des pancartes brandies dans la foule. Un sondage pour le quotidien Aujourd'hui en France montre cependant que 55% des Français sont hostiles à un assouplissement des règles d'octroi du statut de réfugié. En ALLEMAGNE, l'Union chrétienne sociale (CSU), la très conservatrice alliée bavaroise de la CDU d'Angela Merkel, a critiqué la décision de la chancelière allemande d'accueillir des milliers de migrants, estimant que cette initiative envoie un "mauvais signal", rapporte le Bild am Sonntag. La GRANDE-BRETAGNE a annoncé de son côté, par la voix de son ministre des Finances George Osborne, qu'elle consacrerait une partie de son budget d'aide au développement à l'accueil de réfugiés fuyant la guerre en Syrie. Le Premier ministre David Cameron a déclaré vendredi que son pays allait accueillir "des milliers" de réfugiés syriens supplémentaires. PAYS DU GOLFE - Face aux quelque deux millions de réfugiés syriens vivant en Turquie et au million d'autres au Liban, le refus du Qatar, de l'Arabie saoudite, du Koweït, de Bahreïn et des Emirats arabes unis d'accueillir des familles fuyant la guerre civile est l'objet de critiques de plus en plus vives. Comme dans d'autres régions du monde, la photographie bouleversante d'Aylan Kurdi mort noyé sur une plage de Turquie, massivement relayée dans le monde arabe, a frappé les esprits. ETATS-UNIS - La pression s'est accentuée hier pour que Washington vienne en aide à l'Europe face à la crise des réfugiés déplacés par des guerres dans lesquelles Washington porte une responsabilité. Mais l'administration américaine n'a donné aucun signe d'une possible inflexion de sa politique d'accueil. David Miliband, ancien ministre britannique des Affaires étrangères qui dirige aujourd'hui l'International Rescue Committee, a ainsi appelé les Etats-Unis à faire preuve "des qualités de leadership qu'ils sont su montrer dans ce genre de crises". --- PARIS - L'ancien Premier ministre Alain Juppé s'est déclaré favorable à l'extension en territoire syrien des frappes aériennes de l'aviation françaises contre le groupe Etat islamique (EI) mais s'est dit hostile à toute intervention au sol. "Aujourd'hui, devant la menace que constitue Daech, il faut étendre ces frappes aériennes", a-t-il dit hier lors du Grand Rendez-vous Europe 1-Le Monde-iTELE. Un autre ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin, s'est dit lui aussi en faveur de telles frappes. L'hypothèse d'une extension à la Syrie des frappes de l'aviation française contre l'Etat islamique, jusqu'ici limitées à l'Irak, aurait été évoquée lors d'un conseil de défense vendredi, a rapporté le quotidien Le Monde ce week-end. François Hollande devrait l'annoncer demain lors de sa conférence de presse. Les dossiers des réfugiés, du droit du travail et de la fiscalité devraient être les autres sujets majeurs de sa sixième conférence de presse semestrielle. --- TUNIS - Les autorités tunisiennes craignent des attentats à la voiture piégée contre des "sites sensibles et vitaux" à Tunis, où plusieurs artères, dont l'avenue Habib Bourguiba, ont été interdites à la circulation, rapporte l'agence de presse TAP citant une source au ministère de l'Intérieur. La Tunisie a renforcé les mesures de sécurité après les deux attaques meurtrières qui se sont produites au mois de mars au musée du Bardo à Tunis et le 26 juin dans un hôtel de Sousse, cité balnéaire fréquentée par les touristes étrangers. --- DIYARBAKIR, Turquie - Les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont affirmé hier avoir tué quinze soldats turcs dans une attaque contre un convoi militaire dans le sud-est de la Turquie. L'embuscade s'est produite dans la province de Hakkari, à la frontière avec l'Iran et l'Irak. Elle a été confirmée par le président turc Recep Tayyip Erdogan. En revanche, le bilan n'a pu être vérifié de source indépendante. S'il se confirme, il s'agira de l'attaque la plus meurtrière commise par le PKK contre les forces de sécurité turques depuis la fin en juillet du cessez-le-feu proclamé en 2012 par les séparatistes. De sources gouvernementales, on faisait état plus tôt dans la journée de la mort de deux policiers turcs dans des affrontements avec les séparatistes du PKK dimanche matin à Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie. Une journaliste indépendante néerlandaise, Frederike Geerdink, correspondante à Diyarbakir et spécialiste de la question kurde, a par ailleurs été arrêtée dimanche, rapporte l'agence néerlandaise ANP. --- SANAA - La coalition arabe formée par l'Arabie saoudite, qui a perdu 60 hommes vendredi dans une attaque dans le centre du Yémen, a de nouveau bombardé dimanche des positions des rebelles houthis et des bases militaires à Sanaa. Mais les avions ont également frappé par erreur une zone du nord du Yémen, faisant au moins 20 morts, selon des chefs tribaux. --- LONDRES - Une courte majorité d'électeurs britanniques souhaitent que le Royaume-Uni quitte l'Union européenne à la faveur du référendum que le Premier ministre David Cameron s'est engagé à organiser avant la fin 2017, selon un sondage Survation publié hier par le Mail on Sunday. D'après cette enquête, 51% des Britanniques interrogés se déclarent favorables à un "Brexit" contre 49% d'un avis contraire. C'est la première fois depuis des mois que les partisans d'une sortie de l'UE sont majoritaires, et la crise des réfugiés et des migrants n'y est sans doute pas étrangère: parmi les partisans d'un maintien dans l'UE, ils sont 22% à dire que leur position pourrait évoluer si la crise s'accentue encore. --- PARIS - François Hollande serait éliminé au premier tour de la présidentielle s'il brigue un nouveau bail à l'Elysée, étant largement devancé par Marine Le Pen, toujours en tête, et le candidat Les Républicains, selon un sondage Ifop pour RTL et Le Figaro publié hier. Le chef de l'Etat est crédité de 19% des intentions de vote dans les deux scénarios retenus par l'institut de sondage, à savoir les candidatures à droite de Nicolas Sarkozy ou d'Alain Juppé. Dans la première configuration, la présidente du Front national recueillerait 27% des voix et Nicolas Sarkozy 25%. Dans le second, Alain Juppé est crédité lui aussi de 25% des suffrages, mais le score de Marine Le Pen monterait à 29%. --- LA BAULE, Loire-Atlantique - Nicolas Sarkozy, son ancien Premier ministre, François Fillon, et son prédécesseur, Alain Juppé, ont tenté d'afficher leur "unité", marquée par une furtive photo de famille, samedi à La Baule (Loire-Atlantique) lors des universités d'été de la fédération locale des Républicains. Les trois principaux candidats -- déclarés ou présumés -- à la primaire en vue de l'élection présidentielle de 2017 étaient venus soutenir la candidature de Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat et tête de liste de la droite pour les élections régionales de décembre en Pays de la Loire. --- PARIS - L'agent des services secrets français qui a placé les explosifs à bord du Rainbow Warrior dans le port d'Auckland en juillet 1985 a présenté ses excuses à la famille du photographe portugais qui a trouvé la mort dans la destruction du chalutier de Greenpeace. "Trente ans après les événements, avec les passions qui se sont apaisées, et aussi le recul que j'ai par rapport à ma vie professionnelle, j'ai pensé que c'était une occasion pour moi d'exprimer à la fois mes profonds regrets et mes excuses", déclare le colonel Jean-Luc Kister dans une interview que publie dimanche le site Mediapart. Alors capitaine et membre de l'unité des nageurs de combats de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), l'officier, qui a quitté l'armée en 2000, était responsable de l'équipe chargée de poser les charges à bord du Rainbow Warrior. --- VERSAILLES - La ministre de la Culture Fleur Pellerin a dénoncé comme insupportable et ignominieuse la dégradation dans la nuit de samedi à dimanche d'une oeuvre monumentale de l'artiste britannique Anish Kapoor dans les jardins du château de Versailles, qui s'est accompagnée d'inscriptions antisémites à la peinture blanche. L'oeuvre, une sculpture baptisée Dirty Corner, se présente comme une gigantesque trompe d'acier rouillée et avait été vandalisée une première fois en juin, peu de temps après son installation.

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