RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (01/04)

le
0

LAUSANNE, Suisse - Les négociations de Lausanne sur le nucléaire iranien ont franchi la date-butoir du 31 mars et sont entrées dans leur septième jour consécutif sans qu'il soit possible d'en préjuger le résultat. Les discussions se poursuivent entre l'Iran et les six grandes puissances impliquées dans les pourparlers (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Allemagne, Royaume-Uni) pour trouver un accord encadrant les activités nucléaires de Téhéran de manière à l'empêcher de se doter de l'arme atomique, en échange d'une levée des sanctions qui lui sont imposées. Les pourparlers ont été suspendus durant la nuit et reprendront dans la journée. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait état d'un accord de principe sur toutes les questions clés et ajouté que les négociateurs allaient commencer à rédiger un projet de texte, mais l'information a été démentie par un diplomate proche des pourparlers. Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a évoqué de bons progrès dans les discussions et il a dit espérer également que les délégations entreraient mercredi dans la phase de rédaction d'un projet d'accord. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a quant à lui quitté les pourparlers et reviendra à Lausanne quand ce sera utile, a dit un membre de la délégation française, sans qu'on sache si ce départ pourrait signaler un désaccord majeur dans les discussions. --- BERLIN - Le copilote de Germanwings soupçonné d'avoir délibérément provoqué l'accident d'avion qui a fait 150 morts la semaine dernière dans les Alpes-de-Haute-Provence avait informé le personnel de l'école de pilotage de la Lufthansa où il était formé qu'il avait souffert d'une grave dépression. La direction de la compagnie allemande disait jusqu'ici ne rien savoir des problèmes psychologiques d'Andreas Lubitz, qu'elle jugeait tout à fait apte à exercer. La Lufthansa a seulement fait savoir que le jeune homme avait interrompu sa formation pendant plusieurs mois et que les tests médicaux auxquels il a été soumis par la suite avaient été positifs. L'ensemble des 150 victimes du crash de l'A320 de la compagnie Germanwings, qui s'est écrasé le 24 mars dans les Alpes françaises, devraient être identifiées d'ici la fin de semaine. --- ADEN, Yémen - Forces saoudiennes et miliciens houthis ont échangé des tirs d'artillerie et de roquettes hier en plusieurs points de la frontière yéméno-saoudienne, lors de combats d'une intensité sans précédent depuis le début de l'intervention de la coalition sunnite qui soutient le président Abd-Rabbou Mansour Hadi. Des tirs d'artillerie ont par ailleurs fait une trentaine de morts la nuit dernière à Aden, dans le sud du Yémen, où les miliciens chiites et leurs alliés ne relâchent pas la pression en dépit de l'offensive aérienne lancée jeudi dernier par l'Arabie saoudite. Les rebelles houthis ont pénétré dans une base militaire du détroit stratégique de Bab el Mandeb, sur la mer Rouge, a-t-on appris auprès des autorités locales. Ce sont les soldats de la 17e division blindée de l'armée yéménite qui leur ont ouvert les portes de la base. --- ABUJA - Le candidat de l'opposition Muhammadu Buhari a remporté l'élection présidentielle de samedi et dimanche au Nigeria avec 15,4 millions de voix contre 13,3 millions à Goodluck Jonathan. Le président sortant Goodluck Jonathan, candidat du Parti démocratique du peuple (PDP), a félicité son adversaire pour sa victoire, en lançant un appel au calme à ses partisans. Le pays le plus peuplé et la première puissance économique d'Afrique assiste à une alternance démocratique sans précédent. --- ATHENES - Les discussions engagées à Bruxelles entre la Grèce et ses créanciers internationaux ont été interrompues sans qu'un accord ait pu être conclu sur les projets de réformes d'Athènes, destinés à débloquer une nouvelle aide, ont dit des représentants des deux parties. Un responsable européen a dit que ces créanciers attendaient toujours de recevoir la liste qu'ils réclament de la part d'Athènes. --- PARIS - François Hollande et Manuel Valls se sont efforcés hier de répondre aux inquiétudes et aux doléances de la majorité après la débâcle des départementales tout en réaffirmant qu'il n'y aurait pas d'inflexion politique. De Berlin, où s'est tenu le 17e conseil des ministres franco-allemand, le chef de l'Etat a martelé sa ligne : "Le cap a été fixé et il sera tenu", les réformes se poursuivront "dans la cohérence avec ce que nous avons engagé et qui commence à porter ses fruits". Taxé de surdité par la droite et une partie de la gauche, François Hollande a assuré avoir entendu les messages exprimés "à travers les scrutins, même si ce sont des scrutins locaux." Le président assigne deux priorités au gouvernement : "le soutien à l'investissement et la justice sociale en favorisant le travail". --- ORLEANS, Loiret - Le transporteur Mory Global (ex-Mory Ducros) a été placé en liquidation judiciaire avec poursuite d'activité durant un mois, a-t-on appris de source syndicale. La décision du tribunal de commerce de Bobigny intervient après un redressement judiciaire prononcé le 10 février 2015. Environ 2.000 salariés sont menacés de perdre leur emploi. --- PARIS - La Cour des comptes préconise la fusion des rédactions de Radio France et invite le groupe public à corriger des "défaillances" de gestion qui ne sont "pas acceptables" face à une situation financière critique. L'institution rend public aujourd'hui un rapport sévère sur Radio France, pressé de "réviser en profondeur ses modes de fonctionnement", alors que l'avenir du groupe est au coeur d'une grève qui entrera dans son 14e jour consécutif. --- PARIS - Trois hommes ont été arrêtés dans l'enquête sur les attentats djihadistes qui ont fait 17 morts début janvier en France, a-t-on appris de source judiciaire. Il s'agit de trois personnes qui appartiennent à l'entourage d'Amedy Coulibaly, qui a tué une policière et quatre juifs à Montrouge (Hauts-de-Seine) et Paris, a-t-on précisé. --- LONDRES - La suppression des quotas laitiers dans l'Union européenne provoque des réactions contrastées chez les producteurs européens, certains y voyant une occasion en or de s'étendre, d'autres une menace pour leur survie. En Allemagne, premier producteur européen, et en Irlande, grand pays exportateur, les organisations agricoles saluent la levée de ces quotas instaurés en 1984, avec amende à la clé pour dépassement, afin de maîtriser une offre alors largement excédentaire. L'organisation européenne des producteurs de lait (EMB, European Milk Board), qui regroupe 14 pays et représente 100.000 producteurs selon son site, a en revanche organisé une "marche funèbre" devant le Parlement européen à Bruxelles en prédisant un effondrement des prix "inévitable".

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant