Résultats serrés au 1er tour de la présidentielle au Sénégal

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RÉSULTATS SERRÉS AU 1ER TOUR DE LA PRÉSIDENTIELLE AU SÉNÉGAL
RÉSULTATS SERRÉS AU 1ER TOUR DE LA PRÉSIDENTIELLE AU SÉNÉGAL

DAKAR (Reuters) - Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle disputé dimanche au Sénégal s'annoncent très serrés entre le président sortant Abdoulaye Wade et l'ancien Premier ministre Macky Sall, selon les premiers résultats partiels non officiels.

Quelque 5,1 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes à l'occasion d'un scrutin sous haute tension après les violences qui ont suivi la validation de la candidature d'Abdoulaye Wade, 85 ans, en quête d'un troisième mandat.

"Les chiffres dont nous disposons montrent qu'un second tour est inévitable", a déclaré Macky Sall à Reuters, lundi.

Selon des résultats partiels non officiels publiés sur le site internet SUNU2012, Wade recueille 24% des voix, devant Salls (21%) sur les 10% de bulletins dépouillés.

Pour Moustapha Niasse, 72 ans, un ancien allié de Wade qui se présente également à la fonction suprême, tout indique que l'actuel président ne sera pas élu dès le premier tour et que l'opposition devra s'allier au second pour le battre.

"Quelle que soit la personnalité du candidat qui lui fera face au second tour (...) dans tous les cas, arrêter Wade est un impératif, c'est une nécessité, c'est une obligation", a-t-il dit sur RFI.

"Nous pensons que le deuxième tour pourrait opposer Macky Sall au président Wade", avait indiqué un peu plus tôt Jean-Paul Diaz, allié politique de Macky Sall, s'appuyant sur des décomptes internes.

Cette tendance pourrait toutefois évoluer rapidement, le chef de l'Etat bénéficiant d'un fort soutien dans les zones rurales du pays.

Dans une interview publiée dans le Journal du Dimanche, Abdoulaye Wade s'est dit persuadé de remporter l'élection présidentielle dès le premier tour. Un de ses porte-parole, Amadou Sall, a estimé qu'il était trop tôt encore pour tirer des conclusions sur l'issue du scrutin.

Abdoulaye Wade a été hué dimanche par une centaine de personnes au moment de mettre son bulletin dans l'urne. La foule a scandé en wolof "Wade, dégage", obligeant l'entourage du chef de l'Etat, visiblement fâché, à l'escamoter à la sortie du bureau de vote sans qu'il puisse prendre la parole.

Les opposants au chef de l'Etat sortant affirment que sa candidature viole le principe constitutionnel limitant à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs. Wade estime que cette disposition ayant été introduite durant son premier mandat, elle ne rentre pas en ligne de compte.

Au moins six personnes ont péri dans les heurts entre opposants et policiers depuis fin janvier et la décision de la Cour suprême d'autoriser Wade à se présenter.

Pascal Fletcher, Marine Pennetier et Tangi Salaün pour le service français

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