Résultat sous le consensus pour General Motors

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L'EUROPE PÈSE SUR LE BÉNÉFICE TRIMESTRIEL DE GENERAL MOTORS
L'EUROPE PÈSE SUR LE BÉNÉFICE TRIMESTRIEL DE GENERAL MOTORS

par Ben Klayman et Deepa Seetharaman

DETROIT (Reuters) - General Motors a publié jeudi un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes, plombé par le creusement de ses pertes en Europe et par une baisse de ses prix de ventes en Amérique du Nord, son principal marché.

Le premier constructeur automobile américain a passé une série de charges exceptionnelles dans ses comptes du quatrième trimestre, dont une dépréciation de 220 millions de dollars sur son investissement dans son partenaire français PSA Peugeot Citroën.

Cette somme représente plus de la moitié des 423 millions de dollars (317 millions d'euros) dépensés par GM l'an dernier pour acquérir 7% du capital de PSA. Et Dan Ammann, directeur financier de GM, a prévenu que le groupe n'apporterait plus de capitaux au groupe français.

"Nous n'avons pas l'intention de mettre plus de cash dans Peugeot", a-t-il dit.

S'exprimant devant des journalistes, il a ajouté que le marché automobile dans son ensemble devrait continuer à se contracter en 2013, notant qu'il "ne pariait pas" sur une reprise plus tard dans l'année.

Pour les activités européennes de GM, principalement regroupées dans sa filiale Opel, le seul quatrième trimestre se solde par une perte de 699 millions de dollars et l'ensemble de l'année 2012 par un résultat négatif de 1,8 milliard, soit deux fois plus que la perte de 2011.

General Motors est ainsi déficitaire pour la treizième année de suite en Europe, où le constructeur détient les marques Opel et Vauxhall.

Le constructeur a réalisé sur les trois derniers mois de l'année 2012 un bénéfice net de 892 millions de dollars, soit 54 cents par action, contre 472 millions (28 cents/action) un an plus tôt.

Hors éléments exceptionnels, il affiche un bénéfice par action de 48 cents, soit trois cents de moins qu'attendu par le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

BAISSE DES PRIX EN AMÉRIQUE DU NORD

Dan Ammann a précisé que, sur la période, les prix de vente de ses voitures avaient baissé en Amérique du Nord, la zone la plus rentable pour GM, en raison des rabais proposés par le constructeur en vue de réduire les stocks des concessionnaires.

Revenu en Bourse à l'automne 2010 après être passé par le régime des faillites l'année précédente et avoir bénéficié d'une aide publique de 50 milliards de dollars, le groupe a fait état d'un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 3% à 39,3 milliards de dollars sur les trois derniers mois de 2012. Le consensus l'attendait à 39,15 milliards.

Les comptes du quatrième trimestre incluent des reprises de provisions pour impôts de 34,9 milliards de dollars, une opération équivalente à celle réalisée par Ford fin 2011, perçue comme un signe de confiance dans l'évolution future des résultats du groupe.

A la Bourse de New York, l'action GM gagnait 1,36% à 29,06 dollars vers 14h55 GMT alors que l'indice S&P 500 perdait 0,24%.

Le constructeur a également passé dans ses comptes des charges de dépréciation d'actifs de 26,2 milliards de dollars, des charges de dépréciation de 5,2 milliards sur des actifs en Europe, et une charge de 2,2 milliards liées à la diminution de ses engagements de financement des retraites aux Etats-Unis annoncée l'été dernier.

Sur l'ensemble de 2012, GM a réalisé 4,9 milliards de dollars de bénéfice, un résultat en net repli par rapport au profit record de 7,6 milliards engrangé en 2011, ce qui s'explique entre autres par la hausse des impôts et les difficultés subies en Europe.

Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand

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