Restons groupés pour moins polluer

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Plus un foyer compte de personnes, meilleur est son bilan carbone, d'après la première enquête menée par l'Observatoire du Bilan Carbone. Les transports restent toutefois le premier facteur d'émission de CO2.

La taille du foyer, facteur clé du bilan carbone des ménages français. D'après la première enquête menée auprès de 2000 personnes par l'Observatoire du Bilan Carbone sur l'initiative du cabinet de conseil Green Inside, les plus petits pollueurs sont les familles nombreuses où les émissions de CO2 sont «mutualisées». Dans ces cas-là, on partage son chauffage, ses lessives ou encore son réfrigérateur. A l'inverse, «les foyers d'une personne font véritablement exploser le niveau des émissions de CO2». Logiquement, les retraités et les plus jeunes, qui vivent plus souvent seuls, figurent ainsi parmi les mauvais élèves de ce panorama des pollueurs.

Bien sûr, d'autres facteurs, moins déterminants, entrent aussi en compte. Par exemple, plus les revenus sont élevés, plus les foyers consomment de loisirs, et notamment de transports. Leur bilan carbone en est d'autant plus déterioré.

L'agglomération idéale

Autre confirmation apportée par l'étude: le transport reste le poste qui pèse le plus lourd dans le bilan carbone des ménages français (54%), loin devant le logement (30%) et l'alimentation (22%). L'usage de véhicules personnels domine largement (79%) alors que l'utilisation des transports en commun et de l'avion, très variables en fonction des foyers et des individus, représentent respectivement 1% et 19% du bilan carbone.

L'Observatoire en déduit que «l'agglomération idéale» pourrait compter entre 100.000 et 200.000 habitants. Soit des villes assez grandes pour offrir un réseau de transports en commun alternatif à la voiture, mais plus petites que les mégapoles friandes de transports aériens. Une trentaine de villes françaises entrent dans cette catégorie, parmi lesquelles Nancy, Caen, Orléans, Metz, Nîmes, Grenoble, Saint-Etienne et Reims.

Solidarité intergénérationnelle

À partir de ces conclusions, comment peut-on réduire le bilan carbone des ménages? «Pour être efficace, il semble pertinent d'agir en priorité sur les transports et le logement», répond l'Observatoire. Concernant les transports, l'étude note que «le potentiel des véhicules hybrides et électriques est indéniable même s'il reste encore très modéré». 1% des répondants en ont déjà acquis un et 22% en ont l'intention à moyen terme. «Un chiffre qui exprime peut-être plus un intérêt pour le type de véhicules qu'une véritable volonté d'en acquérir un à moyen terme», commente l'Observatoire.

Surtout, pour les auteurs de l'enquête, il faudrait agir sur la taille du foyer, «imaginer les ressorts qui pourraient accroîter la mutualisation» des ressources et des biens. Favoriser les colocations ? Les maisons de retraite ? Les pistes de réflexion sont lancées avec un objectif que l'Observatoire reconnaît «ambitieux»: «on voit poindre aussi la problématique des solidarités intergénérationnelles», un sujet qui dépassent les seules préoccupations environnementales.

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