Respect !

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Respect !
Respect !

Moqué, critiqué, sifflé, vilipendé, depuis un an, Laurent Blanc sert de cible vivante au PSG et aux suiveurs de ce dernier. Entraîneur par défaut à la suite du départ de Carlo Ancelotti, le Président se savait sur un siège éjectable depuis le début. A Stamford Bridge, face à José Mourinho et à dix, l'entraîneur parisien a gagné son plus beau combat dans la capitale : celui du respect.

" Il a beaucoup parlé. La motivation était là mais il y avait besoin de parler pour motiver l'équipe. Il a été très intelligent en nous montrant beaucoup de vidéos de Chelsea. Il est le meilleur joueur du Paris Saint-Germain aujourd'hui.". La fellation verbale est de Thiago Silva, buteur à Stamford Bridge. Ce n'est pas la première fois que le capitaine parisien encense son Laurent Blanc en 2015. Dans la foulée, le Président Nasser Al-Khelaïfi y va aussi de son compliment sur son entraîneur : " Laurent Blanc a été très intelligent tactiquement. Je suis très fier de lui ". Nous sommes en mars 2015 et le PSG est encore engagé sur tous les tableaux. Incroyable pour un coach critiqué et bousculé quotidiennement depuis le mois d'août. Le PSG joue mal. La préparation physique est ratée. Le mercato est bidon. Cabaye remplace toujours Verratti à l'heure de jeu. Il ne dit jamais " on " quand il parle de son équipe. Bref, l'entraîneur aura tout lu et entendu sur son compte. Fin décembre, quand les Parisiens ont hérité de Chelsea et de José Mourinho, le solde de tout compte semblait même attendre Laurent Blanc à la comptabilité. Pensez-vous : éliminer José Mourinho sur un match aller-retour avec le retour en Angleterre... Impensable. Surtout pour Blanc.
Les choix de Lolo
Entre l'aller et le retour, Laurent Blanc a remis les pendules à l'heure et montré qu'il avait, lui aussi, son mot à dire dans les soirées européennes. A Londres, il a fait des choix. Ses choix. Javier Pastore, Marquinhos, Thiago Motta. Certains militaient pour le maintien de David Luiz en sentinelle, celui de Marquinhos en charnière et d'Ezequiel Lavezzi et sa vitesse en pointe. Blanc a tranché. Il a une certaine idée du football. De la possession. Du beau jeu. Quitte à mourir, autant le faire avec ses postulats. L'an dernier, l'entraîneur à la petite chatte sur le menton avait payé pour apprendre à Stamford Bridge. Cette saison, il a retenu la leçon. Et il a bossé, lui que l'on qualifie souvent dans le milieu de fainéant sur les séances d'entraînement. " Laurent Blanc ? Super pour organiser les toros et les tennis ballon " entend-t-on ici et là. Mais quand la route s'élève, Blanc pose sa touillette et retrousse ses manches. Mourinho fait le malin en conférence de presse. Blanc ne rentre pas dans le jeu. Il sait qu'il n'a pas le niveau ni le vice pour rivaliser avec le Portugais. Alors il laisse le Special One se...


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