Résidences secondaires: les acheteurs étrangers reviennent en force

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Les emplettes immobilières des étrangers ont bondi de 29% en nombre de transactions en 2015. Britanniques en tête, ils achètent davantage avec un montant moyen de leurs acquisitions qui se stabilise.

Il n’y a visiblement pas que la gastronomie et la mode qui attirent les étrangers dans nos belles et vastes contrées françaises, notre immobilier aussi séduit! C’est en tout cas ce que dévoile la 8e édition de l’Observatoire BNP Paribas International Buyers qui s’est penché sur les acquéreurs étrangers non-résidents en France à l’appui des donnés fournies par les Notaires de France.

Après plusieurs années de baisse et une reprise fébrile de 1,5% en 2014, cette étude signe visiblement le retour en force des étrangers non-résidents sur le marché des achats immobiliers. En 2015, ce dernier a enregistré une hausse de 29% du nombre de transactions, soit 17.785 achats. Que ceux qui craignent une rupture avec le Royaume-Uni se rassurent, le nombre d’acquisitions des Britanniques a lui bondi de 44% en un an. Mais la palme de l’ascension fulgurante est attribuée aux Américains qui sont les premiers acquéreurs étrangers à Paris (+91%), au coude à coude avec les acheteurs italiens. D’ailleurs, la tendance semble se confirmer au 1er semestre 2016 si l’on en croit les explications de François Laforie, Directeur Général de BNP Paribas International Buyers: «Sur les cinq premiers mois de l’année, la demande est restée forte, la France séduit toujours les investisseurs». La crise ainsi que la stabilité globale du prix de la pierre

Un montant moyen des acquisitions qui se stabilise et des Américains très dépensiers

Tandis que le nombre de transactions s’envole, leur montant moyen semble enfin se stabiliser après une avoir chuté de 10% en 2014. Aujourd’hui, il connaît une légère inflexion (-1.5%) pour avoisiner les 310.000 euros. Sur l’intégralité des acquisitions en France, les acheteurs scandinaves sont visiblement les plus dépensiers avec un montant moyen de 510.000 euros pour leur achats immobiliers. Une fois de plus, l’Ile-de-France se démarque avec un prix moyen d‘acquisition de 583.000 euros, bien au-dessus du montant dépensé en province (284.000 euros). La capitale trône, quant à elle, au sommet: les Américains y investissent en moyenne près de 911.000 euros, suivis des Italiens qui y déboursent environ 573.000 euros.

Les Britanniques, premiers acheteurs étrangers en France

Concernant l’origine des acheteurs, plus d’une acquisition sur quatre réalisée par un étranger est opérée par... un Britannique! Nos voisins tiennent la première place du podium en prenant part à 34% des transactions réalisées, loin devant les Belges qui pèsent 15% des acquisitions du marché. Les Suisses et les Italiens représentent respectivement 7% des acquisitions, suivis des Allemands (6%), des Scandinaves et des Néérlandais (4%). Quant aux Américains qui se révèlent être les plus dépensiers lorsqu’il s’agit d’acheter une résidence secondaire à Paris, ils ne représentent en réalité que 3% du total des acquisitions par les non-résidents étrangers.

A noter: Cette étude réalisée par Cetelem révèle enfin que les expatriés français, eux aussi compatibilisés dans le marché global des non-résidents, investissement massivement en France! Leurs transactions immobilières effectuées dans leur pays d’origine ont grimpé de 27% depuis 2014.

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  • frk987 il y a 6 mois

    Et puis la perspective de voir gicler les socialos n'est pas étranger au phénomène !!!!!!

  • sibile il y a 6 mois

    entre la baisse des prix et la baisse de l'euro, l'immobilier français est redevenu bon marché pour beaucoup d'acheteurs étrangers