RER D : l'accusé au double visage

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Sous ses airs de vieux garçon banal, Thierry Devé-Oglou a sauvagement agressé Anne-Lorraine Schmitt.

Bien difficile d'imaginer qu'il y a quelques années Thierry Devé-Oglou, qui comparaît depuis lundi pour le meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt, une étudiante de 23 ans, aimait se parer de colliers, de pendentifs et qu'il teignait en blond sa longue chevelure. Dans le box des accusés, devant les assises de Pontoise, où il est jugé jusqu'à mercredi, c'est un autre homme. Presque un vieillard. Avec des cheveux gris, une barbe poivre et sel négligée, et des lunettes barrant un visage éteint, Thierry Devé-Oglou, à 46 ans, n'a pas d'âge. Sa voix est hésitante, parfois tremblante et les phrases souvent tardent à venir.

Invité à parler de lui librement, il achève sa première intervention en évoquant ses proches. «J'ai une famille formidable. Ils sont là pour me soutenir dans ces épreuves.» Une phrase qui suscite aussitôt quelques discrets remous du côté de la famille d'Anne-Lorraine Schmitt, que l'accusé avait tenté de violer avant de la poignarder sauvagement le

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