Réquisitoire de François Hollande contre le "candidat-président"

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FRANÇOIS HOLLANDE IRONISE À ROUEN SUR LE "CANDIDAT-PRÉSIDENT"
FRANÇOIS HOLLANDE IRONISE À ROUEN SUR LE "CANDIDAT-PRÉSIDENT"

par Elizabeth Pineau

ROUEN, Seine-Maritime (Reuters) - François Hollande a engagé mercredi le duel contre Nicolas Sarkozy, aiguillonné sans relâche par le candidat socialiste au moment où le chef de l'Etat officialisait à la télévision son entrée en lice pour une éventuelle réélection.

En meeting dans sa ville natale de Rouen, le député de Corrèze n'a fait aucun cadeau au "candidat-président", attaqué sur son bilan mais aussi sur le terrain des valeurs.

Pendant une heure dix de réquisitoire, François Hollande a ciblé le "fiasco" d'un président qui, "à peine élu était déjà en campagne, à peine entré, était déjà sortant".

"Vous connaissez la nouvelle du jour, le 'président-candidat' est désormais 'candidat-président'", a-t-il ironisé, déclenchant les rires des quelque 10.000 personnes - selon le PS - venues l'écouter au Zénith de Rouen. "Je vais vous faire une confidence : moi je m'en doutais !"

A 67 jours du premier tour de l'élection présidentielle, le 22 avril, François Hollande a dit souhaiter "pour la France un débat digne à la hauteur de l'enjeu".

"Il s'agit du destin de chacun et du destin de la France, cette France qui souffre à un moment où beaucoup de citoyens sont en défiance face à la politique", a-t-il souligné, mettant en garde contre la tentation de l'extrême droite.

François Hollande a repris une formule employée il y a plus de 30 ans par François Mitterrand à propos du président sortant Valéry Giscard d'Estaing : "Plutôt que de présenter sa candidature il aurait mieux fait de présenter ses excuses".

"C'est vrai qu'il y aurait des excuses à formuler", a dit l'élu socialiste à l'adresse de Nicolas Sarkozy.

"Qui va mieux depuis cinq ans ?", s'est interrogé le candidat, pour qui le seul bénéficiaire du quinquennat est le "peuple des importants, des possédants, des dirigeants".

"Ce n'est pas un bilan, c'est un fiasco", a-t-il dit, prenant à témoin une salle enthousiaste.

VALEURS

Comme son adversaire désormais déclaré, François Hollande s'est placé sur le terrain des valeurs. Aux choix présidentiels, il a opposé les siens : vérité, travail, justice et République.

"Je dirai la vérité, même si elle est difficile à entendre. Nous ne pouvons pas tout faire, pas tout promettre", a-t-il dit.

"Où est le respect du travail quand trois millions de nos concitoyens sont au chômage ?", s'est-il interrogé, plaidant en outre pour une République "unie et laïque".

"En campagne depuis près d'un an", François Hollande a dit son impatience d'arriver au terme de la campagne - "Je compte les jours" - tout en prédisant une bataille ardue.

"Rien ne nous sera épargné : à moi-même, mais je suis résistant, à la gauche, mais elle saura se rassembler, aux Français eux-mêmes", a-t-il dit, comparant la bataille à venir à une "confrontation entre la peur et l'espoir".

"On nous dira que si nous gagnons la France risque d'être dégradée, mais c'est fait, que les caisses seront vidées, mais c'est fait, que l'argent va partir, mais c'est fait !"

Au lendemain de la polémique avec les communistes mécontents de propos de François Hollande à leur égard publiés dans The Guardian, il a appelé au rassemblement à gauche.

"Nous avons besoin de toute la gauche de toutes ses sensibilités, communistes, écologistes, parce que c'est la gauche qui donne la victoire, la force", a-t-il dit.

A Rouen, où il est né le 12 août 1954 d'un père médecin et d'une mère assistante sociale, François Hollande a visité une papeterie menacée de fermeture avant de se rendre devant sa maison natale dans le centre-ville, où la députée-maire Valérie Fourneyron lui a remis son acte de naissance.

"Corrézien, Normand, il faut croire au métissage au mélange à la greffe", a dit le député de Corrèze dans son discours.

Edité par Yves Clarisse

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  • M1625665 le jeudi 16 fév 2012 à 11:52

    Hollande -le plat pays- qui a mis la Corrèze en faillite veut faire plus et mettre le pays en faillite. Qu'il reparte en Corrèze tester ses idées et aille ramasser ses champignons comme Jospin ramasse ses bulots à l'ile de Ré

  • Orange37 le jeudi 16 fév 2012 à 01:37

    En parlant de moulin à vents : Sarkozy "un président éolien" - à la fois libéral, prudent, interventionniste, rassurant, protecteur, arrogant, déroutant... choisissez votre Sarkozy, tout le monde peut trouver le sien !!!!

  • alain..c le jeudi 16 fév 2012 à 00:33

    Corrézien , Normand Pu tain un sacré aventurier et moi avec ma mère qui vient d'Italie je suis carrément un extra terrestre

  • s.thual le jeudi 16 fév 2012 à 00:05

    la hollande c est le pays des moulins a vent non ? on y brasse de l air ,,,mais les hollandais eux ont le sens de l economie et du pragmatismes !

  • s.thual le jeudi 16 fév 2012 à 00:03

    mais quelle experience du travail a mr hollande ? j espere qu il engage son honneur ses deniers et reduira ses salaires a hauteurs des promesses et de la compassion qu il a pour les modestes,,,,,au fait salaire actuel combien,,?? le reel ,,,,,allons un peu de serieux

  • wanda6 le mercredi 15 fév 2012 à 22:55

    Les deux partis traditionnels sont intimement liés à la dette, au chômage, et à la détresse de millions de français. Et les français sont encore capables de gober leurs belles paroles.

  • wanda6 le mercredi 15 fév 2012 à 22:55

    Ce qui m'étonne le plus, c'est de voir encore des gens qui croient encore à ces zozos que sont les hommes politiques et qui depuis 40 ans nous abreuvent de promesses jamais tenues. Nous sommes en pleine crise financière, ils nous font croire à des jours meilleurs pour le lendemain, et cela recommence à chaque présidentielle.

  • wanda6 le mercredi 15 fév 2012 à 22:51

    il faudra bien que tous les sarko-fans , comprennent un jour, que si l'on ne vote pas pour l'UMP, ce n'est pas forcément le PS qu'on a choisi, loin de là.....(UMP et PS étant la même chose)

  • wanda6 le mercredi 15 fév 2012 à 22:48

    Arrêtez de dire qu'il travaille! François n'a jamais travaillé! Il ne fout rien! » Martine Aubry, le JDD du 30/4/11. si Hollande n'a jamais été choisi comme ministre par ses pairs , il y a bien une raison

  • wanda6 le mercredi 15 fév 2012 à 22:47

    Le point faible de François Hollande c'est l'inaction! Est-ce que les français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en 30 ans de vie publique? » Ségolène Royal, le figaro du 8/9/11.