Réquisition de logements vacants: l'idée n'est pas nouvelle

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En 1995, le président Chirac ordonne la réquisition de plus de 800 bureaux pour loger des familles en difficulté. Six ans plus tard, c'est la socialiste Marie-Noëlle Lienemann qui engageait la même action. » Logements vacants: Duflot pas contre une réquisition

«La multiplication dans les villes de panneaux indiquant des surfaces de bureaux ou de logements à louer est une véritable provocation.» En 1994, Jacques Chirac, alors maire de Paris, avait réclamé du gouvernement Balladur qu'il prenne des mesures pour transformer ces bureaux vides en logements. «La présence de milliers de mètres carrés vacants apparaît comme une source de conflit, a-t-il ajouté dans une interview au quotidien InfoMatin. Elle ne peut que créer un malaise politique et faire craindre des actions incontrôlées. Pour des milliers de mal-logés ou de sans-abri, cette situation est extrêmement choquante.»

Quelques mois après son élection à la présidence de la République, Jacques Chirac ordonne la réquisition d'un peu plus de 800 logements vacants situés pour la majorité d'entre eux dans les arrondissements du centre et de l'ouest de Paris et appartenant à des banques et des compagnies d'assurance, pour installer des familles en difficulté. Ces logements ont été réquisitionnés pendant cinq ans puis rendus à leur propriétaire.

En 2001, Marie-Noëlle Lienemann, secrétaire d'État au Logement du gouvernement Jospin, annonçait la réquisition de 146 logements à Paris et en Ile-de-France. En principe, au-delà d'une période de cinq à sept ans, ils auraient dû être restitués libres de toute occupation à leur propriétaire. Mais les pouvoirs publics ont décidé de pérenniser leur statut social et d'inciter les propriétaires à vendre leurs biens aux bailleurs sociaux. «Cela évitait de déraciner une nouvelle fois des ménages souvent très démunis, qui ont réussi à s'intégrer dans leur nouvel environnement, a-t-on expliqué à la Préfecture de Paris. Cela permet également d'augmenter la production de logements sociaux dans des quartiers ou arrondissements où elle est traditionnellement faible.»

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  • j.delan le lundi 29 oct 2012 à 17:10

    AERIUM : en réponse à votre question : le frère de l'assassin CANTAT

  • frk987 le lundi 29 oct 2012 à 10:43

    merci de l'info supersum

  • supersum le lundi 29 oct 2012 à 10:15

    frk987 A partir du moment ou un bien est mis en vente, il ne peut par définition plus etre réquisitionner et sanctionner financièrement. Et le bien peut etre mis en vente pendant 10 ans, peu importe, jussqu'à qu'un acheteur finisse par se décider désireux de ne plus payer de loyers.

  • frk987 le lundi 29 oct 2012 à 09:54

    Un moyen de faire baiiser les prix de l'immobilier, les propriétaires de logements vacants vont s'affoler et vendre à n'importe quel prix.

  • M1945416 le lundi 29 oct 2012 à 09:17

    qu'on le fasse avec les biens de nos chers ministres, et qu'on y mette des familles qui ne payent pas leurs loyeret en plus qui dégradent les biens... après on en reparle ...

  • annelion le lundi 29 oct 2012 à 07:50

    S'il etait un peu plus facile d'un part de mettre les mauvais payeurs à la porte et si d'autre part les proprietairesbailleurs n'étaient pas matraqués avec toutes sortes d'impots et de charges qui n'ont pas grand chose àvoir avec le logement (diagnostiques, 'mise aux normes' des ascenseurs dans petits immeubles marchant sans aucun problème etc) il y aura beaucoup moins de gens mal logés.C'est comme certaines famines. Le problème du logement qui perdure a été cree par les gouvernements

  • M9461906 le lundi 29 oct 2012 à 06:55

    C'est de l'intox? Ils veulent forcer à vendre et plus généralement ils veulent faire baisser les prix de l'immobilierNe vendez pas, faites toujours le contraire de ce que veulent les socialistes et si vous en avez la possibilité quittez le titanic (la france)

  • md24750 le lundi 29 oct 2012 à 05:31

    Et dire que l'on loge en hôtel (presque 5 étoiles) des familles entières de sans papiers et autre clandestins à nos frais ! et ce, depuis de très longues années.