Reprise : « Predator », l'alien plus fort que « Schwarzie »

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Arnold Schwarzenegger dans « Predator » (1987), de John McTiernan.
Arnold Schwarzenegger dans « Predator » (1987), de John McTiernan.

Le film de John McTiernan (1987), qui ressort en salles, offre à Arnold Schwarzenegger l’un de ses rôles les plus iconiques.

Les ressorties jouent dans l’actualité cinématographique un rôle d’autant plus important qu’elles nous invitent à mesurer ce qui change dans la perception des films. Qui, par exemple, aurait parié, il y a vingt ans, sur le retour en grâce d’un film comme Showgirls (1995), de Paul Verhoeven, unanimement conspué à sa sortie ? L’histoire du cinéma ne semble faite que de ce genre de malentendus, de rendez-vous manqués, de contretemps, de films qui ne s’affirment qu’au prix d’un lent et secret acheminement.

Il en est allé ainsi pour Predator (1987), deuxième long-métrage et première grande réussite de John McTiernan (Piège de cristal, Last Action Hero) – cinéaste plus tristement réputé pour ses récents démêlés avec la justice américaine que pour son apport déterminant au cinéma d’action. Largement ignoré par la critique à sa sortie, qui n’y vit qu’un banal produit décérébré, Predator compte désormais comme un modèle de la science-fiction survivaliste, qui a su, par son ingéniosité, transcender les limites de son sujet et reste l’un des rôles les plus iconiques d’Arnold Schwarzenegger. Sa ressortie dans une belle copie restaurée est, à ce titre, accompagnée par l’édition d’un ouvrage consacré à l’ex-culturiste autrichien, Prodiges d’Arnold Schwarzenegger (Capricci, 212 p., 30,95 €), du critique Jérôme Momcilovic.

Masculinité exacerbée Contrairement à sa réputation de film « bourrin », Predator frappe aujourd’hui par la finesse de son exécution, sa beauté plastique, sa progressi...

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