Reprise encore lointaine pour la Grèce, l'Espagne et le Portugal

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par Jonathan Cable

LONDRES (Reuters) - La Grèce, le Portugal et l'Espagne ne renoueront probablement pas avec la croissance avant l'an prochain et le produit intérieur brut (PIB) irlandais ne devrait connaître qu'une progression limitée, même si elle dépasse la moyenne de la zone euro, montre une enquête Reuters lundi.

Les prévisions médianes des quelque 40 économistes interrogés la semaine dernière par Reuters ont nettement baissé depuis une enquête semblable effectuée en janvier sur les perspectives de croissance dans ces quatre pays.

Depuis, Chypre, à laquelle l'économie grecque est exposée, a obtenu un plan d'aide de 10 milliards d'euros de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI), suivant l'exemple de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal. L'Espagne bénéficie de son côté d'une aide qui ne concerne que son secteur bancaire.

L'enquête laisse peu d'espoir quant à une baisse du niveau du chômage en Espagne et en Grèce, où plus d'un quart de la population active est sans emploi. Le taux de chômage devrait également demeurer bien au-dessus de la moyenne de la zone euro au Portugal et en Irlande.

En Grèce, les mesures d'austérité, qui incluent une baisse des retraites et des traitements dans la fonction publique ainsi que des hausses d'impôts, devraient contribuer à une contraction de 4,5% du PIB en 2013, selon les économistes interrogés par Reuters, dont les prévisions sont semblables à celles d'Athènes.

Au Portugal, des mesures d'austérité semblables affectent la consommation et les investissements, ce qui conduit les économistes à attendre une contraction de 2,4% cette année puis une croissance de 0,3% en 2014, ce qui correspond aux prévisions de Lisbonne.

En Espagne, les économistes interrogés par Reuters attendent une contraction de 1,5% en 2013, comme dans les deux dernières enquêtes de ce type.

Luis de Guindos, ministre espagnol de l'Economie, a lui même annoncé lundi au Wall Street Journal que Madrid allait réviser à la baisse sa prévision pour 2013 et qu'il tablait désormais sur une contraction de 1 à 1,5%, contre -0,5% précédemment.

Enfin, le PIB irlandais devrait selon les économistes croître de 1% en 2013, et de 2% en 2014, ce qui est en deçà des attentes exprimées lors des précédentes enquêtes, alors que Dublin a déjà enregistré une contraction au troisième trimestre 2012, et une stagnation de son économie entre octobre et décembre.

Jonathan Cable, Julien Dury pour le service français, édité par Marc Angrand

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