Reprise de sept des dix sites du pôle "frais" de Doux

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VALIDATION DE LA REPRISE PARTIELLE DE SEPT SITES DU PÔLE FRAIS DE DOUX
VALIDATION DE LA REPRISE PARTIELLE DE SEPT SITES DU PÔLE FRAIS DE DOUX

PARIS (Reuters) - Le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) a accepté lundi les offres de reprises partielles ou totales de sept des dix sites du pôle "frais" du groupe volailler Doux, en liquidation judiciaire depuis le 1er août, a-t-on appris de sources syndicales et industrielles.

Avec ces reprises, 721 emplois en CDI sont repris sur les 1.620 concernés, a-t-on appris auprès du groupe Doux.

Le tribunal de commerce a retenu les offres du groupe LDC (poulets de Loué) concernant les sites de Sérent (Morbihan) et Laval (Mayenne), celle de Glon Sanders, une filiale du groupe financier agro-alimentaire Sofiprotéol et Duc pour les sites de Boynes (Loiret), Amilly (Loiret), Clémont (Cher) et Blancafort (Cher), et l'offre de Galina concernant le site de Pleucadeuc (Morbihan).

Les sites du Pontet (Vaucluse), La Vraie Croix (Morbihan) et Graincourt (Pas-de-Calais) ne bénéficiaient pour leur part d'aucune offre de reprise.

Ces sites ont été placés en liquidation judiciaire le 1er août, avec poursuite de l'activité jusqu'à ce lundi.

Les juges avaient jusqu'à ce jour pour rendre leur jugement.

La CFDT déplore une "casse sociale". La CGT, qui avait déposé avec FO un recours devant la cour d'appel de Rennes contestant la mise en liquidation du pôle frais, demandait la poursuite de son activité au-delà du 10 septembre.

L'intersyndicale de Doux rencontrera le ministre délégué à l'agroalimentaire Guillaume Garot mardi matin à la préfecture de Rennes pour évoquer la situation de la filière avicole et l'avenir des 899 licenciés.

"Tous les moyens seront mobilisés pour permettre aux salariés licenciés de retrouver un avenir, en valorisant leurs compétences et les savoir-faire acquis depuis de nombreuses années", assurent les ministères de l'Agriculture et du Travail dans un communiqué commun.

Un "contrat de sécurisation professionnelle", une "cellule d'appui" et une "formation renforcée" sera proposée à chaque licencié , indiquent-ils.

La période d'observation pour les branches poulets congelés destinés à l'export et produits élaborés, dont les activités se poursuivent sous l'égide de Charles Doux et de la banque Barclays, entrée dans le capital du volailler, doit quant à elle se poursuivre jusqu'au 30 novembre.

Le groupe Doux, qui emploie au total 4.190 salariés, y compris les pôles congelés et produits transformés, devrait donc se survivre à lui-même, au grand dam de Sofiprotéol, qui a tenté avec la FNSEA, principal syndicat agricole, de présenter une solution alternative refusée par le tribunal de commerce.

Chine Labbé

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