Reprise d'entreprises : les députés ont voté la loi Florange

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Reprise d'entreprises : les députés ont voté la loi Florange
Reprise d'entreprises : les députés ont voté la loi Florange

C'était une promesse de campagne de François Hollande. La proposition de loi sur sur la reprise de sites industriels rentables, dite «Florange», en référence au hauts-fourneaux d'Arcelor-Mittal, a été votée mardi à l'Assemblée nationale en première lecture par la grande majorité de la gauche (socialistes, écologistes, radicaux de gauche). Cette proposition de loi, dont l'objectif est de «redonner des perspectives à l'économie réelle et à l'emploi industriel», oblige notamment les entreprises de plus de 1 000 salariés à rechercher un repreneur pendant trois mois, sous peine de pénalités.

Cinq jours après le retour de François Hollande à l'usine mosellane d'ArcelorMittal et cinq mois après la fermeture des hauts fourneaux à Florange (Moselle), elle a été adoptée par 285 voix contre 214. Les socialistes ont vanté leur volonté d'«agir» contre «la politique de la terre brûlée» de certaines entreprises et «une petite révolution dans les mentalités». Les écologistes ont salué «de nouveaux garde-fous» et «un premier pas de régulation» rompant avec une «politique de laisser faire».

Les députés du Front de Gauche se sont abstenus, face à une «absence de volonté politique d'affronter les groupes licencieurs et les patrons voyous». A l'inverse, l'UMP et l'UDI ont voté contre une «loi d'affichage» et contre des mesures susceptibles à leurs yeux d'être «contre-productives» car les nouvelles «contraintes» vont dissuader les investisseurs.

Un texte moins contraignant

En pleine campagne présidentielle, le candidat socialiste, devant les ouvriers d'Arcelor-Mittal, avait promis un texte pour que «quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder», elle ait l'«obligation» de la vendre «pour que les repreneurs viennent».

Au final, la proposition de loi oblige seulement les entreprises de plus de 1 000 salariés à rechercher un repreneur ...

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