Répression en Égypte : François Hollande ferme les yeux

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François Hollande accueillant le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour une conférence de presse à l'Élysée.
François Hollande accueillant le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour une conférence de presse à l'Élysée.

Le symbole est fort. Mercredi, pendant que 78 adolescents égyptiens (tous mineurs) sont condamnés à de lourdes peines de prison pour avoir manifesté en faveur du retour de l'ex-président islamiste Mohamed Morsi, François Hollande accueille en grande pompe à l'Élysée son successeur, le redoutable Abdel Fattah al-Sissi. Depuis que l'ancien chef d'état-major de l'armée a destitué l'ancien président - le seul démocratiquement élu de l'histoire du pays - à la faveur d'un vaste mouvement de révolte populaire, plus de 1 400 personnes ont été tuées et 15 000 emprisonnées à travers le pays, dont des centaines condamnées à mort au terme de procès expéditifs. Une situation jugée "alarmante" par l'ONG Amnesty International, qui avait exhorté le président de la République à évoquer la question avec son homologue égyptien. "Oui, on considère que Sissi est légitime", affirme-t-on à l'Élysée. "Pour autant, il y a beaucoup à dire. Nous sommes conscients des tensions ; les journalistes emprisonnés, la répression qui s'exerce bien au-delà de la lutte antiterroriste", souligne la source, qui assurait avant la visite d'al-Sissi que ces questions seraient évoquées lors de l'entretien prévu mercredi. Hollande réclame la "poursuite du processus démocratique"Or, de droits de l'homme, il n'a été nullement question à Paris, devant les journalistes en tout cas. Au cours de la conférence de presse qui a suivi le déjeuner présidentiel,...

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