REPORTAGE. Un mois après l'attentat, Nice ne sèche pas ses larmes

le , mis à jour à 10:25
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REPORTAGE. Un mois après l'attentat, Nice ne sèche pas ses larmes
REPORTAGE. Un mois après l'attentat, Nice ne sèche pas ses larmes

Il flotte dans l'air un parfum de crème solaire. A la plage, les loueurs de matelas transpirent en ouvrant des parasols pour des dames élégantes et, sur les placettes du Vieux-Nice, on s'attarde devant les portraitistes et les marchands de glace. Certes, il y a « un peu moins de monde » que d'ordinaire, dit-on derrière les tiroirs-caisses de la cinquième ville de France, et le traditionnel feu d'artifice du 15 août ne sera « évidemment » pas tiré demain, mais Nice l'estivale, Nice la brillante est de retour, qu'on se le dise ! C'est en tout cas la réponse que voudraient apporter les commerçants et restaurateurs quand on leur demande comment va la vie, un mois « après ». Inutile de finir la phrase : l'impensable a figé le temps le 14 Juillet sur la promenade des Anglais, quand Mohamed Lahouaiej Bouhlel, au volant d'un 19 t, a semé la mort lors une fête emblématique, faisant 85 morts, plus de 400 blessés et des milliers de traumatisés.

 

« Oh, vous savez, nous, on a rouvert dès le lendemain, pour le principe, et on a fait le plein », raconte ce serveur dans le centre. Il poursuit, plus bas : « On ne parle pas beaucoup de tout cela, on n'est pas encore prêts. On fait mine de... » Et il fond en larmes. Un mois après les événements, la carte postale de l'autre ville lumière se craquelle vite, comme de la peinture trop fraîche au soleil. Juan, chauffeur de tram de 53 ans, a attendu cette semaine pour revenir sur la promenade, trop ému jusqu'ici pour fouler le sol où son fils, finalement sain et sauf, a frôlé la mort. Jean-Michel, dont les petits-enfants ont été blessés, évite encore soigneusement l'avenue.

 

« Je voudrais qu'il n'y ait personne au stade »

 

« Il faut laisser du temps au temps, on ne peut pas reprendre comme si de rien n'était », soupire Mickaël, le marchand de confiseries installé face à l'hôtel Méridien, sur la Prom, exactement là où le camion meurtrier a fini ...

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