REPORTAGE-Scènes de liesse à Miami à l'annonce de la mort de Castro

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    par Nicole Martinez 
    MIAMI, 26 novembre (Reuters) - Feux d'artifice et concerts 
de casseroles: la mort de Fidel Castro a été accueillie avec 
joie tard dans la nuit de vendredi à samedi dans les rues de 
Little Havana, le quartier de la communauté cubaine de Miami. 
    Devant le Restaurant Versailles, longtemps le point de 
ralliement des Cubains en exil en Floride, un embouteillage de 
voitures, klaxons enfoncés, s'est formé à l'annonce du décès de 
l'ancien dirigeant tandis que des centaines de passants laisser 
éclater leur joie en brandissant des drapeaux cubains et 
états-uniens. 
    "C'est le plus beau jour de ma vie, les Cubains sont enfin 
libres", se réjouit Orlidia Montells, âgée de 84 ans, qui dit 
attendre ce moment depuis plus de cinquante ans. 
    Non loin d'elle, Hugo Ravelo, 83 ans, ancien employé de 
casino, dit son espoir que la mort de Castro va apporter du 
changement dans son île natale. Mais il ajoute que cet espoir 
est ténu. "L'autre est toujours là", soupire-t-il en évoquant 
Raul Castro, le frère de Fidel qui lui a succédé en 2006 à la 
tête de Cuba. 
    Le maire de Miami, Tomas Regalado, estimait samedi aux 
premières heures que cette fête dans les rues de Little Havana, 
où vivent plus d'un million de Cubains-Américains, pourrait bien 
durer des jours entiers. 
    Carlos Gimenez, le maire de Miami-Dade County, qui inclut 
Miami, souligne lui que "son décès referme un chapitre très 
douloureux pour les Cubains dans l'île et pour les 
Cubains-Américains partout dans le monde, y compris les milliers 
d'habitants de Miami-Dade County qui ont été personnellement 
affectés par sa dictature cruelle et brutale". 
    Gimenez, né à Cuba et émigré aux Etats-Unis au moment de la 
révolution de 1959, a ajouté dans un communiqué qu'il espérait 
que ces manifestations de joie resteraient pacifiques et a 
indiqué qu'il n'avait pas l'intention pour l'instant de relever 
le niveau de vigilance des forces de sécurité en activant le 
centre d'opérations d'urgence. 
    A contre-courant, Luis Torres, étudiant en médecine de 28 
ans, souligne que Castro était encore admiré pour avoir osé 
défié les Etats-Unis et mis à terre le système de classes qui 
régnait dans l'île sous la dictature de Fulgencio Batista. 
"Beaucoup le voient comme un héros qui s'est tenu debout contre 
les Etats-Unis", rapporte-t-il.  
 
 (Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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  • cavalair il y a une semaine

    Le pape pleur Castro, je n'arrive pas a le croire . Il est tombe sur la tete

  • janaliz il y a une semaine

    Ah ! Il en existe qui sont heureux ! J'avais cru que tous pleuraient ! En fait il n'y a que ceux qui sont obligés de le faire...