Report du rapport de l'Onu sur les armes chimiques en Syrie

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    par Michelle Nichols 
    NEW YORK, 23 septembre (Reuters) - Le Conseil de sécurité de 
l'Onu a accordé cinq semaines supplémentaires à une enquête 
internationale qui doit identifier les responsables d'attaques 
chimiques en Syrie. 
    Le rapport conjoint des Nations unies et de l'Organisation 
pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) devait être remis 
cette semaine mais les enquêteurs ont besoin de plus de temps et 
souhaitent avoir jusqu'au 21 octobre, a annoncé Ban Ki-moon dans 
une lettre au Conseil de sécurité.  
    Le mandat des enquêteurs a été prolongé jusqu'au 31 octobre. 
    Le secrétaire générale des Nations unies, Ban Ki-moon, mais 
aussi la France et la Grande-Bretagne, réclament des sanctions à 
l'égard des auteurs d'attaques au gaz toxiques.    
    Le mois dernier, une enquête conjointe des Nations unies et 
de l'OIAC a conclu que les forces du président syrien Bachar al 
Assad s'étaient rendues coupables de deux attaques au chlore et 
l'organisation Etat islamique (EI) d'une attaque au gaz moutarde 
en Syrie.   
    "Comment pouvons-nous rester les bras croisés et laisser 
cela se produire?", s'est interrogé mercredi lors d'une réunion 
du Conseil de sécurité le ministre des affaires étrangères 
britannique, Boris Johnson, évoquant les attaques au chlore. 
    Deux escadrons d'hélicoptères du régime syrien, ainsi que 
deux autres unités syriennes sont tenues pour responsables par 
l'enquête, a dit à Reuters un diplomate occidental.   
    Certains membres du Conseil de sécurité, la France 
notamment, s'inquiètent que la question des armes chimiques ne 
soit éludée par les négociations russo-américaines sur un 
sauvetage de la trêve. 
    "Les auteurs de ces crimes doivent être sanctionnés. Il n'y 
aura pas de paix durable en Syrie dans l'impunité", a déclaré le 
ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, 
devant le Conseil.  
    "Il appartient donc au Conseil de sécurité d'agir sous le 
chapitre VII pour condamner ces attaques et sanctionner leurs 
auteurs. C'est un devoir moral, mais c'est aussi une obligation 
pour la communauté internationale qui a voulu bannir pour 
toujours les armes chimiques", a-t-il poursuivi. 
    Le chapitre VII de la charte des Nations unies encadre la 
prise de sanctions par le Conseil de sécurité. 
    En vertu d'un accord négocié en 2013 par la Russie et les 
Etats-Unis, le régime syrien avait accepté de détruire ses armes 
chimiques. Les Nations unies avaient assorti l'accord d'une 
résolution prévoyant des mesures de rétorsion en cas de 
violation. 
 
     
 
 (Avec John Irish; Julie Carriat pour le service français) 
 
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