Report du compte pénibilité : la colère des syndicats contre Valls

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Report du compte pénibilité : la colère des syndicats contre Valls
Report du compte pénibilité : la colère des syndicats contre Valls

La conférence sociale des 7 et 8 juillet prochains s'annonce plus que tendue.  A quelques jours de ce grand rendez-vous, l'annonce par Manuel Valls du report partiel de la mise en oeuvre du compte pénibilité - une décision saluée par le Medef - fait l'effet d'une bombe ce mercredi auprès des syndicats qui dénoncent en choeur une «entaille» dans le dialogue social. Pour temporiser, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a annoncé un geste en faveur des salariés. Elle a annoncé que les points acquis par les salariés au titre de la pénibilité seraient doublés dès 58,5 ans, au lieu de 59,5 comme initialement prévu.

Mesure emblématique de la réforme des retraites, le compte pénibilité doit permettre aux salariés exposés à des facteurs de pénibilité d'accumuler des points, ce qui leur permettra de partir plus tôt à la retraite, de se former ou de travailler à temps partiel. Mais la mise en oeuvre de ce dispositif cristallise depuis plusieurs semaines la grogne dans les deux camps.

Le patronat ravi

Après les menaces des organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) de boycotter la conférence sociale, le Premier ministre a ainsi annoncé une série de mesures qui répondent à leurs exigences : report partiel à 2016 de la mise en place du compte pénibilité, révision du dispositif sur le temps partiel, demande de négociation syndicats-patronat pour simplifier le code de travail et revoir les seuils sociaux ouvrant des obligations aux entreprises.

Manuel Valls a ainsi annoncé une «montée en charge progressive» du dispositif. Selon Manuel Valls, ce «droit nouveau» est «difficile à mettre en oeuvre». «Quatre facteurs (de pénibilité) seront pris en compte» dès 2015: «le travail de nuit, le travail répétitif, en équipe alternative, et le travail sous pression hyperbare», a-t-il détaillé. «En 2016, nous mettrons, progressivement là aussi, en oeuvre les autres facteurs. C'est une montée ...

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  • remimar3 le mercredi 2 juil 2014 à 22:39

    Sous Mitterrand ça a été pareil : le peuple de gauche a voté et ensuite l'a regretté. On donné la retraite à 60 ans mais on a taxé tout un tas de trucs pour éponger les pertes liées à l'application du programme commun. Ah j'allais oublier : il y eu la création de cette merveilleuse pompe à fric qu'est la CSG. Les électeurs ont la mémoire courte, et c'est dommage pour ceux qui n'ont pas oublié.

  • faites_c le mercredi 2 juil 2014 à 18:54

    "..ce qui leur permettra de partir plus tôt à la retraite, de se former ou de travailler à temps partiel." Encore un journaliste qui a fait un raccourci! Le compte pénibilité doit être utilisé en priorité pour de la formation puis pour du temps partiel et enfin s'il reste du crédit temps pour anticiper la départ en retraite! Et l'ordre d'imputation du compte n'est pas au choix du salarié contrairement à ce que certains espèrent!

  • y.tiruz le mercredi 2 juil 2014 à 17:25

    les syndicats comme les soialos on cru Hollande et l'ont ds le Q et bien ...

  • M3182284 le mercredi 2 juil 2014 à 17:03

    Les sangsues se font retirer le sang de la bouche