Repli des marchés à l'ouverture en Europe

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REPLI DES MARCHÉS EUROPÉENS À L'OUVERTURE
REPLI DES MARCHÉS EUROPÉENS À L'OUVERTURE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont ouvert en repli lundi, encore plombées par le secteur de l'énergie dans le sillage des cours du pétrole qui poursuivent leur glissade, tandis que l'or et le franc suisse chutent après le rejet massif par les électeurs suisses d'un relèvement des réserves d'or de la banque centrale.

Des indicateurs décevants en Chine concernant la production manufacturière pèsent également sur la tendance, notamment liées aux ressources de bas.

À Paris, l'indice CAC 40 perdait 0,67% à 4.360,55 points vers 09h20. Le Dax limitait son recul à 0,16% à Francfort, soutenu par E.ON, mais le FTSE trébuche de 0,83% à Londres, plombé par les minières. L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro cède 0,67% et le FTSEurofirst 300 0,68%.

L'indice PMI des directeurs d'achat du secteur manufacturier calculé par les autorités chinoises montre que l'activité du secteur manufacturier a ralenti davantage que prévu en novembre. Selon les résultats définitifs de l'enquête d'HSBC auprès des directeurs d'achat, le secteur manufacturier a même enregistré une croissance nulle en novembre, ce qui pourrait inciter les autorités de Pékin à adopter de nouvelles mesures de soutien à l'économie.

Les cours du cuivre chutent de plus de deux dollars le baril à leur plus bas de quatre ans et demi après ces chiffres.

Sur le front du pétrole, le brut léger américain perd encore plus de 2% à 64,10 dollars le baril, son plus bas niveau en cinq ans, poursuivant sa glissade après la décision de l'Opep jeudi de ne pas réduire sa production.

De même, l'or a perdu plus de 2%, à un creux de plus de trois semaines, de 1.142,90 dollars l'annonce, avant de remonter à 1.156,40 dollars, tandis que le franc suisse a touché son plus bas de deux semaines face à l'euro.

Les électeurs suisses ont rejeté massivement dimanche une initiative prévoyant que la Banque centrale suisse devrait détenir au moins 20% de ses actifs en or (contre 8% à l'heure actuelle) et qu'elle ne pourrait jamais se séparer de ces réserves, déjà les septièmes au monde.

Sur le front des devises, le dollar a atteint un nouveau pic de sept ans face au yen dans l'inquiétude croissante sur l'impact déflationniste de la chute du pétrole sur la devise nippone. L'euro se maintient autour de 1,245 dollar.

Aux valeurs, la holding Altice, maison mère du câblo-opérateur Numericable, grimpe de 5,5% à Amsterdam après avoir conclu un accord en vue du rachat des opérations au Portugal du groupe brésilien Grupo Oi pour environ 7,4 milliards d'euros.

A Francfort, E.ON avance de 4,5% après avoir annoncé un projet de scission pour se recentrer sur les énergie renouvelables.

La baisse des cours du pétrole continue à profiter aux compagnies aériennes partout dans le monde. Air France-KLM prend 1,65% et Easyjet 2% mais Lufthansa abandonne 0,10%, pénalisée par une grève de ses pilotes.

En revanche, la chute des cours du brut continue de peser sur les valeurs de l'énergie : Total perd encore 3%, Vallourec 5,1% et Technip 3,5%.

A Londres, Balfour Beatty s'adjuge 6,5%, plus forte hausse du Stoxx 600. Le fonds John Laing Infrastructure Fund a offert de racheter le portefeuille d'actifs de partenariat public-privé du groupe de BTP pour un milliard de livres (1,26 milliard d'euro).

L'annonce par la fédération américaine des distributeurs que les ventes du week-end de Thanksgiving aux Etats-Unis ont baissé de 11,3% par rapport à l'an dernier, à 50,9 milliards de dollars, devrait peser à Wall Street.

(Francesco Canepa, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)

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