Replays et VOD : les lois de la jungle

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Replays et VOD : les lois de la jungle
Replays et VOD : les lois de la jungle

Services, contenus, tarifications, modes de diffusion : la télévision du XXIe siècle bouscule les habitudes, jusqu’à la confusion.

Depuis que la communication sans fil à haut débit d’Internet s’est généralisée, les usages des téléspectateurs n’ont cessé de se modifier. En sus du bon vieux poste installé dans le salon, c’est désormais sur d’autres écrans et extra muros que se consomme aussi la télévision : sur un ordinateur (de bureau ou portable), un smartphone ou une tablette numérique. Avec l’avantage supplémentaire de pouvoir regarder quatre programmes différents sur autant de supports à partir du même abonnement auprès d’un fournisseur d’accès.

Cette combinaison d’« un média et de quatre écrans » est la réalisation technologique et sociologique qu’avait imaginée Alain Le Diberder, aujourd’hui directeur des programmes d’Arte, du temps où il officiait à Canal+ (jusqu’en 2001), où il avait trop tôt prôné « l’indispensable continuité entre le contenu de l’antenne et celui du Web ». Une continuité que n’avait alors pas voulu voir la chaîne cryptée, qui s’en mordit les doigts, mais qui, à cet égard, a depuis largement redressé la barre.

Ces nouveaux « ponts » entre les écrans ont été accompagnés par la généralisation du « replay » (rediffusion à la demande, catch-up ou « télévision de rattrapage »), qui permet de revoir, sur ces divers écrans connectés, des émissions pendant une durée moyenne de 7 jours. Mais certains programmes – ceux de CanalPlay et d’OCS (Orange Cinéma Séries) par exemple – sont téléchargeables temporairement et peuvent donc être vus sans connexion Internet.

Le profane est confront...

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