Renzi présente des mesures de lutte contre la corruption en Italie

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ROME, 12 décembre (Reuters) - Le président du Conseil italien Matteo Renzi a proposé vendredi une série de mesures visant à renforcer la lutte contre la corruption après les révélations sur l'affaire dite "Mafia capitale" dans laquelle des responsables romains sont mis en cause pour l'attribution frauduleuse de contrats publics. Le gouvernement Renzi souhaite porter à six ans la peine minimale et à dix ans la peine maximale, contre quatre ans et huit ans actuellement, pour les faits de corruption. Il souhaite en outre que le délai de prescription de ces délits soit allongé. Ces mesures seront incluses dans un projet de loi qui est actuellement examiné par le parlement. La confiscation des avoirs financiers et immobiliers des personnes condamnées sera facilitée, a ajouté le chef du gouvernement. "Le point fondamental est que ceux qui sont condamnés doivent payer pour leurs crimes, jusqu'au bout et jusqu'au dernier centime", a-t-il dit. Le parquet de Rome a ordonné la semaine dernière l'arrestation de 37 personnes et l'ouverture d'enquêtes en visant plusieurs dizaines d'autres, dont un ancien maire, pour leur implication dans un réseau de corruption dirigé par un ancien membre de l'extrême-droite ayant des liens avec le crime organisé dans la capitale italienne. Aucun proche de Matteo Renzi ne semble concerné par cette affaire, mais celle-ci sape en partie ses efforts pour faire apparaître sa formation, le Parti démocrate, en rupture avec des pratiques politiques anciennes. (Steve Scherer; Pierre Sérisier pour le service français) ;))

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