Renzi conforte à Téhéran le rapprochement économique

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 (Actualisé avec contrat de Saipem) 
    DUBAI, 12 avril (Reuters) - L'Italie et l'Iran ont signé 
mardi des accords qui pourraient déboucher sur des contrats de 
plusieurs milliards d'euros à l'occasion de la visite à Téhéran 
de Matteo Renzi. 
    Le président du Conseil italien était accompagné d'une 
délégation composée d'une soixantaine de chefs d'entreprises 
présentes dans les secteurs de l'énergie, de la défense ou 
encore des infrastructures ferroviaires. 
    "La fin des sanctions est une étape historique non seulement 
pour l'Iran mais pour toute la région", a déclaré Renzi, 
s'adressant à la presse à Téhéran. 
    "Nous sommes attachés à faire en sorte que les efforts de la 
communauté internationale s'accompagnent d'une confiance 
mutuelle et de la relance immédiate des liens économiques", a 
poursuivi le chef du gouvernement italien. 
    Il y a trois mois, après la levée des sanctions 
internationales qui a suivi l'accord de juillet 2015 sur le 
programme nucléaire de la République islamique, le président 
iranien Hassan Rohani avait réservé à l'Italie son premier 
déplacement en Europe.   
    Rome entretient de longue date des relations économiques 
étroites avec Téhéran. 
    D'après la télévision publique iranienne, sept accords ont 
été signés par Renzi et Rohani, dont un protocole d'accord entre 
la compagnie italienne Enel  ENEI.MI , premier producteur 
national d'énergie électrique, et l'entreprise iranienne 
d'exportation de gaz. 
    Le mémorandum ouvre la voie à une possible coopération dans 
les secteurs du gaz naturel, du gaz naturel liquéfié et 
d'infrastructures associées. 
    La compagnie pétrolière Eni  ENI.MI  a négocié pour sa part 
un accord lui permettant d'importer du pétrole iranien en 
paiement d'investissements précédents. Le groupe de services 
pétroliers Saipem  SPMI.MI  s'est quant à lui entendu avec 
Ravazi Oil & Gas sur un projet de développement du gisement de 
Toos, qui recèle plus de 60 milliards de mètres cubes de gaz 
naturel. 
    La compagnie ferroviaire publique Ferrovie dello Stato (FS) 
a annoncé de son côté avoir signé un "accord-cadre de 
coopération" en vue de la construction de deux lignes à haute 
vitesse, un contrat qu'une source proche des négociations estime 
à trois milliards d'euros. 
    Quelque cinq milliards d'euros de garanties de crédit ont 
été parallèlement annoncés par la société d'assurance du 
commerce extérieur SACE tandis que la Cassa Depositi e Prestiti, 
principal organisme public italien de crédit, engageait pour 
quatre milliards de lignes de crédit aux entreprises 
investissant dans les infrastructures liées aux hydrocarbures. 
 
 (Sam Wilkin avec Steve Scherer à Rome et Stephen Jewkes à 
Milan; Henri-Pierre André et Jean-Philippe Lefief pour le 
service français) 
 

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