Renvoi du procès d'un restaurateur pour "discrimination" contre des musulmanes

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Le restaurateur est poursuivi pour "discrimination dans la fourniture d'un service en raison de l'appartenance à une religion dans un lieu accueillant du public" ( AFP/Archives / Franck Fife )
Le restaurateur est poursuivi pour "discrimination dans la fourniture d'un service en raison de l'appartenance à une religion dans un lieu accueillant du public" ( AFP/Archives / Franck Fife )

Le tribunal correctionnel de Bobigny a renvoyé jeudi au 16 février le procès pour "discrimination" d'un restaurateur de Seine-Saint-Denis, filmé fin août en train de demander à deux clientes voilées de sortir de son établissement.

La défense avait formulé cette demande de renvoi, estimant ne pas avoir reçu dans un délai suffisant tous les éléments du dossier, notamment les écritures des parties civiles.

"La justice se grandit parce qu'elle respecte le contradictoire", a plaidé Joseph Cohen-Sabban, soutenant que l'affaire n'était ni "simple", ni "facile".

Le tribunal a entendu les arguments de la défense, contre l'avis du ministère public, et renvoyé le procès au 16 février, en prévoyant "au moins deux heures" de débats.

Absent jeudi à l'audience, le patron du restaurant Le Cénacle, à Tremblay-en France, doit comparaître pour "discrimination dans la fourniture d'un service en raison de l'appartenance à une religion dans un lieu accueillant du public".

La diffusion d'une vidéo le montrant en train de dire à deux jeunes femmes voilées de partir avait suscité un tollé, en pleine polémique sur des arrêtés d'interdiction du burkini sur les plages de certaines municipalités.

A l'une des clientes qui lance: "On ne veut pas être servies par des racistes, Monsieur!", le patron en tablier blanc répond: "Les racistes mettent pas des bombes et ne tuent pas des gens, les racistes comme moi!"

"Parce qu'on a mis des bombes, Monsieur?", rétorque la voix. "Madame, les terroristes sont musulmans et tous les musulmans sont terroristes. (...) Des gens comme vous, j'en veux pas chez moi. (...) Maintenant, vous le savez, alors partez!"

Une des jeunes femmes a porté plainte et s'est constituée partie civile. Le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) entend également se constituer partie civile.

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  • Pathor il y a une semaine

    Transformer l'islamophobie en délit est une atteinte au droit fondamental de la liberté d'expression . Quiconque a le droit de ne pas aimer l'islam, ou le christianisme ou le bouddhisme et de l'exprimer ! Ne laissons pas certains individus nous imposer leurs lois.

  • bordo il y a une semaine

    Pure manip, coup monté destiné à exaspérer la population et à faire de nous des dhimmis dans notre propre pays. Mais patience...

  • opelin il y a une semaine

    J'espère que le restaurateur va les attaquer pour "atteinte au droit à l'image" et pour la perte de chiffre d'affaire que cette affaire va provoquer pour son établissement.