Rentrés de Cannes ou de Hollywood, les films se bousculent en salles

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Rentrés de Cannes ou de Hollywood, les films se bousculent en salles
Rentrés de Cannes ou de Hollywood, les films se bousculent en salles

Chaque mercredi, La Matinale vous présente un choix de films à voir sur grand écran.

Tels les enseignants qui précèdent les élèves dans les salles de classe, les cinéphiles repeuplent les salles obscures avant les derniers grands retours. La diète est finie, l’offre est à nouveau pléthorique, des audaces d’un des films français en compétition à Cannes au divertissement, plus profond qu’il n’y paraît, venu de Hollywood.

COMMENT S’ÉPANOUIR À FORCE DE MANQUE D’INSPIRATION : « Rester vertical », d’Alain Guiraudie

Comment se remettre au travail après le succès de L’Inconnu du lac ? Rester vertical formule dès son titre la meilleure réponse possible à ces questions. Sa vision révèle un Guiraudie soucieux de ne pas se laisser piéger par la plénitude classique et l’impeccable tenue formelle du précédent film. Sa réaction est sans doute la plus passionnante qu’un artiste puisse produire aujourd’hui : tout balayer pour tout recommencer, relancer les dés pour ne pas se laisser enfermer dans ses certitudes, s’essayer à autre chose et prendre ainsi le maximum de risques. C’est le film du doute, plus précisément de la crise d’inspiration.

On ne sera donc pas surpris que son héros, Léo, soit un réalisateur en repérages, à la recherche de son prochain film, et que le visage de son interprète, le jeune comédien Damien Bonnard, rappelle dans sa longueur et ses lignes brisées celui de Guiraudie en personne, comme un alter ego à la fois proche et distant. Comme souvent chez Guiraudie, les protagonistes se situent sur un éventail de trajectoires libidinales composites mais p...

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