Rentrée : on reste serein, chiche ?

le , mis à jour à 16:56
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Rentrée : on reste serein, chiche ?
Rentrée : on reste serein, chiche ?

C'était tellement bien ! On a retrouvé du temps pour soi et celui de moments partagés avec les autres. Nagé, couru, ramé, qu'importe : renoué avec la nature et avec son corps. Bref on a DÉ-CRO-CHÉ. De l'actualité pesante et même de cette armada d'objets connectés qui nous plongent dans la dépendance.

 

« Au bout d'une semaine, on s'était fixé cette règle. Chacun avait le droit de consulter son téléphone par moments dans la journée, mais à partir de 18 heures, terminé », soupire un médecin parisien. A peine atterri de vacances familiales en Asie, il laisse percer le regret. « C'était merveilleux. Comment ne pas replonger dans le rythme de dingue ? » Si l'on peut difficilement échapper au pincement au cœur à l'instant de reprendre le quotidien, et si elle semble une éprouvante cavalcade, la rentrée n'est pas non plus obligée de rimer avec panique et anxiété, rassure le docteur Dominique Servant*, psychiatre au CHU de Lille spécialiste du stress.

 

Fatigué : c'est normal

 

« Il n'y a même rien de plus normal ! » juge le spécialiste. Entre reprise de boulot et gestion de la rentrée des enfants, avec leur cortège de rendez-vous impératifs, « on retrouve tout ce qu'on avait laissé en plan : toutes choses qui ne sont, elles, pas parties en vacances et qu'il va falloir affronter ». Seulement, l'être humain n'est pas une machine qu'il suffit de réenclencher pour passer illico en mode TGV. Quand on a vécu sur un autre tempo, se (re)lever le matin demande un effort. « Physiologiquement et psychologiquement, on ne peut que ressentir le changement de rythme, qui chez certains se manifeste même avec des troubles du sommeil », souligne Dominique Servant.

 

Resynchroniser son rythme de vie (alimentation, sommeil, activité physique) demande du temps. N'écoutez donc pas les perfides « mais comment peux-tu être fatigué, tu rentres de vacances » ! Votre coup de mou est la preuve ...

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