Renseignement : Valls assure que «la surveillance sera strictement ciblée»

le , mis à jour à 17:28
3
Renseignement : Valls assure que «la surveillance sera strictement ciblée»
Renseignement : Valls assure que «la surveillance sera strictement ciblée»

«Il est exceptionnel qu'un Premier ministre vienne défendre un texte», a souligné ce lundi Manuel Valls au micro de l'Assemblée nationale. Le chef du gouvernement est venu lui-même présenter la loi sur le renseignement dans l'hémicycle alors que quelques opposants manifestaient à l'extérieur du Palais Bourbon.

A ces derniers, Manuel Valls a très vite assuré que le projet de loi n'était «en rien une réponse préparée dans l'urgence» après les attentats terroristes qui ont endeuillé la France début janvier.

«Si elle prend en compte le contexte récent», cette loi a, selon Manuel Valls, été longuement réfléchie. Et «tout au long de sa préparation, le gouvernement a veillé à l'équilibre du projet et aux garanties pour les libertés publiques», a insisté le Premier ministre. Et de rassurer encore: «Les moyens de surveillance régaliens pour anticiper, détecter et prévenir les menaces seront strictement délimités. (...) Toute opération de surveillance fera l'objet d'une autorisation hiérarchique extérieure, d'un contrôle et d'un droit au recours. (...) Les services de renseignement ne seront absolument pas autorisés à surveiller les actions licites de défense d'une cause.»

Eviter les «fantasmes» et les «critiques absurdes»

Manuel Valls a longuement développé sa réponses aux inquiétudes de toutes ces associations, regroupées dans «l'Observatoire des libertés et du numérique», qui ont appelé ce lundi à protester contre ce projet de loi, parmi lesquelles le syndicat de la magistrature, le syndicat des avocats de France, Amnesty International, Attac, la ligue des droits de l'Homme, la SNJ-CGT, SNJ, Solidaires, la Quadrature du net ou Droit au Logement. «Dans une démocratie, le renseignement est une activité exclusivement tournée vers la protection des citoyens et leurs libertés», leur a encore répondu le Premier ministre.

Le chef du gouvernement a également souhaité préciser que la ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • ppetitj le lundi 13 avr 2015 à 21:33

    Uniquement sur ces adversaires politiques...MDR

  • aerosp le lundi 13 avr 2015 à 18:07

    Ensuite ce sera lui la cible de la part de ses opposants politiques

  • manx750 le lundi 13 avr 2015 à 17:14

    Vivent les hébergeurs français qui quitteront le pays si ce texte liberticide et intrusif est voté ! Ils vaut mieux pour notre vie privée qu'ils s'installent à l'étranger!