Renseignement : le PNCD, ce service secret que la loi légaliserait

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Renseignement : le PNCD, ce service secret que la loi légaliserait
Renseignement : le PNCD, ce service secret que la loi légaliserait

Il s'appelle «PNCD», pour Pôle national de cryptanalyse et de décryptement. Derrière ce libellé complexe, une mission a priori simple : déchiffrer les messages codés qui s'échangent entre deux individus. Ce service, qui opère dans le plus grand secret depuis des années, a été évoqué publiquement, pour la première fois, mercredi par un ministre, en l'occurrence Jean-Yves Le Drian. François Hollande a lui-même prévenu dimanche que son action, qui échappait jusqu'ici à tout contrôle, serait encadrée si la loi controversée sur le renseignement devait être votée. 

C'est «Le Monde» qui, le 11 avril, jette un pavé dans la mare. Le quotidien, qui évoque une plateforme plutôt qu'un pôle, décrit alors «un système complexe et occulte de recueil massif et de stockage de données personnelles étrangères et françaises», le tout «sans aucun contrôle». Il révèle, en outre, que le PNCD n'apparaît qu'une fois au budget de l'Etat, en 2006, et qu'il est hébergé dans les locaux de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Sur Internet, une recherche sur le PNCD renvoie vers un seul document officiel : l'avis de la commission de la Défense sur le projet de loi de finances 2006. Il y est question de poursuivre le programme et d'allouer à la DGSE 20 postes supplémentaires, «essentiellement destinés à accroître ses moyens de cryptologie».

Chiffrer ses mails, c'est suspect ?

Trois jours après la publication de l'article du «Monde», alors que le projet de loi sur le renseignement est discuté à l'Assemblée, Bernard Cazeneuve oppose un démenti formel à ses informations. «Si les pratiques décrites dans cet article existaient, elles engageraient notre propre responsabilité : en tant que ministres de la République, nous serions complices et comptables de ces agissements. Mais ces pratiques n’existent pas, tout simplement parce qu’elles ne sont pas conformes au droit, à la loi», affirme le ...

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