Rennes : privée de sa maison par des squatteurs

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Rennes : privée de sa maison par des squatteurs
Rennes : privée de sa maison par des squatteurs

Elle n'en dort plus. Maryvonne Thamin, 83 ans, est propriétaire d'une jolie maison en pierre à Rennes. Pourtant, impossible pour elle d'y mettre un pied depuis dix-huit mois. L'habitation est en effet squattée par une quinzaine de personnes qui se sont barricadées à l'intérieur. Les serrures ont été changées et le jardin est entouré de barbelés. La vieille dame habite depuis quelques années chez son compagnon à Saint-Domineuc, à quelques kilomètres de là. Ce dernier est décédé il y a un mois. Les enfants de cet homme ont mis en vente la longère, et Maryvonne qui l'occupe encore aujourd'hui doit donc bientôt la quitter... et réintégrer son pavillon. Une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, elle a découvert qu'elle ne pourrait pas le récupérer aussi facilement qu'elle l'avait imaginé. Les squatteurs ont en effet le droit pour eux. Selon la loi du 5 mars 2007, le propriétaire doit entreprendre des démarches dans les 48 heures après le début de l'occupation illégale. Au-delà, les squatteurs peuvent invoquer le droit au logement. Il faut alors obtenir une ordonnance d'expulsion devant le tribunal de grande instance. Ce que ne manquent pas de rappeler les squatteurs qui ont placardé un texte sur la porte. « Ce lieu est notre domicile ainsi que notre résidence principale... Nous sommes protégés par la loi. »

« Si je veux pénétrer dans la maison de ma mère, c'est considéré comme une violation de domicile ! », s'indigne son fils, Pierre. « La maison est éclairée jour et nuit. Rendez-vous compte, ils ont invité les voisins pour une pendaison de crémaillère quand ils se sont installés ! Et moi, je ne peux pas récupérer mes affaires », se désole Maryvonne.

La vieille dame craint aussi de retrouver son logement en mauvais état. Les arbres ont été abattus, des tessons de bouteille plantés sur un muret, des cloisons détruites. Elle a porté plainte à la gendarmerie il y a un mois, écrit à la ...

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