Rennes face aux vents contraires en Coupe de la Ligue

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RENNES SE PRÉPARE À DÉFIER SAINT-ÉTIENNE
RENNES SE PRÉPARE À DÉFIER SAINT-ÉTIENNE

SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Le Stade Rennais s'apprête à jouer samedi une finale de la Coupe de la Ligue avec tous les vents contraires mais cette mauvaise météo sied semble-t-il aux Bretons.

Depuis deux mois, les Rouge et Noir sont comme tétanisés en Ligue 1. À l'heure de se présenter au Stade de France face à Saint-Etienne, leur bilan a de quoi faire honte : sur les huit derniers matches, aucune victoire et six défaites.

Préférant regarder la bouteille à moitié pleine, le capitaine rennais Romain Danzé voit dans cette parenthèse loin du quotidien morose de la L1 l'occasion d'avoir un "déclic".

"La Coupe de la Ligue est une autre compétition que le championnat. On remet tout à zéro", a expliqué le milieu de terrain vendredi en conférence de presse.

"On sort de championnat où on est en très mauvaise forme. On joue dans un stade différent, avec 40.000 personnes derrière nous, ça peut être ça le déclic : tout lâcher dans un contexte différent".

"Saint-Etienne est clairement favori après sa série de matches sans défaite impressionnante. Nous, on est dans une logique différente, le constat est assez facile à faire. Ils sont favoris mais on jouera notre chance à fond et surtout, on aura un peu moins de pression."

Si Saint-Etienne est le favori de cette finale, les Verts sont les champions depuis plusieurs semaines pour faire du buzz dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Pour l'entraîneur rennais, Frédéric Antonetti, qui a entraîné les Verts par le passé, cette situation est normale et son équipe pourrait même en tirer profit.

"À part à Rennes, à Lyon, et en Corse, car je pense que les Corses sont avec nous, toute la France est verte. Il y a une certaine aura et une sympathie pour ce club", a-t-il souligné lui aussi devant la presse.

"Cela fait partie du jeu, c'est tout à fait normal. C'est un club mythique, un club à part dans le coeur des Français. Qu'ils soient favoris, c'est une force pour eux", a-t-il poursuivi.

Mais pour le technicien corse, cette position d'outsider, ou de "tocards de la finale", comme il s'est plu à le rappeler, aura peut-être son importance samedi, à l'heure de lutter pour sauver une saison ratée, en miroir de celle plus aboutie de Saint-Etienne, encore en course pour le podium en Ligue 1.

"Je ne suis pas quelqu'un d'envieux, je suis réaliste. On n'a rien à perdre, j'ai l'impression. Au contraire, on a tout à gagner."

Olivier Guillemain, édité par Chrystel Boulet-Euchin et Gilles Trequesser

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