Rennes: Ayrault bousculé par les éleveurs en colère

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Rennes: Ayrault bousculé par les éleveurs en colère
Rennes: Ayrault bousculé par les éleveurs en colère

Hué, sifflé et attendu par des centaines de salariés de Doux et de Gad (deux entreprises en redressement judiciaire) lors de son arrivée au salon international de l'élevage (SPACE) à Rennes, Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, a tenté de rassurer les producteurs des filières en crise dans les secteurs de la volaille, du porc ou encore des oeufs.

Dans son discours, le Premier ministre a annoncé un plan d'action assorti de mesures d'urgence pour la filière volaille, confrontée depuis juillet à la suppression d'aides européennes. Ces subventions permettaient aux petits poulets congelés français d'être compétitifs sur le marché mondial, face aux poulets brésiliens. Les deux principales entreprises victimes de leur suppression sont les volaillers Doux et Tilly-Sabco. Mais, par effet de ricochet, ce sont tous les maillons de la production qui sont touchés et notamment les entreprises intermédiaires comme les accouveurs (qui font naître les poussins) et les organisations de producteurs. Le gouvernement a débloqué en urgence des aides à trésorerie, d'un montant maximum de 200 000 euros par entreprise, afin de permettre «de résister et jouer dans les semaines qui viennent le rôle d'amortisseur entre les éleveurs et les entreprises d'abattage et de transformation».

Outre ces mesures d'urgence, le gouvernement va déposer un recours auprès de la Cour européenne de justice contre cette décision de la Commission européenne.

«Je leur dis que l'Etat n'abandonne personne»

Cependant, les nombreux salariés de Tilly-Sabco et de Doux qui avaient revêtus des t-shirts sur lequel on pouvait lire «Aviculture, 50 000 emplois en sursis, les décisions c'est maintenant» sont repartis déçus. Ces deux entreprises ne pourront pas bénéficier des aides d'urgence en raison du redressement judiciaire de Doux et des aides à la restructuration versées à Tilly-Sabco.

Jean-Marc Ayrault a aussi eu un mot pour la filière porcine : «Je ...

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  • crcri87 le jeudi 12 sept 2013 à 23:34

    Mais qu'est-ce qu'un prof d'Allemand peut comprendre à l'économie et à l'agriculture ?

  • d.e.s.t. le jeudi 12 sept 2013 à 22:13

    Un président qui sacrifie son agriculture pour continuer à gaver ses fonctionnaires, c'est assez lamentable!