René Girard s'agace contre le public et la presse

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René Girard s'agace contre le public et la presse
René Girard s'agace contre le public et la presse

Des sifflets diffus, un slogan prônant le retour de Rudi Garcia, il y avait de la tension dans les coulisses du stade Pierre Mauroy dimanche. Pourtant, au terme d'un match très décevant mais victorieux face à Guingamp (1-0), le LOSC était toujours troisième et revenait à six points de Monaco, deuxième. Mais il y avait une ambiance qui faisait plus penser à celle entourant un club au bord de la relégation. Du coup, René Girard n'était pas dans sa meilleure humeur et reprochait même aux journalistes de tout peindre en noir : « On est quand même troisième, le problème il est où ? Pourquoi tu es bon derrière ton micro et pourquoi des fois tu n'es pas bon, tu le sais ? C'est comme ça, on est en difficulté en ce moment, on a manqué d'efficacité à certains moments, et dimanche on est dans le doute, on ne se libère pas. » Sur les sifflets du public : « Aucune explication, lâche le coach. Vous avez dit le bon mot, public. Pas supporter. » Et le slogan pro Garcia ? « Pas entendu. » « Je ne savais pas s'il y avait tout le public qui sifflait, a ensuite expliqué l'ancien Montpelliérain. Peut-être une petite partie, après dans la vie il faut rester humble. Le Nord, c'est une région de gens humbles, j'espère continuer à le penser.

« C'est vrai que ce qu'on fait là n'est pas suffisant? »

René Girard sait que 2014 n'est pas à la hauteur sur le plan du jeu, il ne le cache pas ; Mais les résultats sont là : « J'ai dit à la fin du match à mes joueurs que j'étais très fier d'eux, que ce qu'ils faisaient là était un double exploit : déjà ne pas perdre, car on aurait pu, et d'y avoir cru jusqu'au bout, de s'être accroché, et d'arriver à marquer un but, ça fait aussi partie de la carrière d'un joueur de football. On savait que ce serait compliqué, Guingamp est une équipe bien en place, ils aiment bien attendre et contrer avec des garçons de qualité devant, solides, des bûches comme on dit dans le jargon? Sur deux ou trois occasions, on a été en danger. C'est vrai que ce qu'on fait là n'est pas suffisant, mais l'important, je crois, c'est d'être là, et quand je regarde la journée d'aujourd'hui, je vois qu'il n'y a pas beaucoup d'équipes qui ont gagné chez elles. Ca a été serré pour tout le monde, très compliqué. Oui je suis déçu, beaucoup de clubs en France aimeraient être à notre troisième place. Je le dis, il faut de l'humilité dans la vie. »

« Le jeu, aujourd'hui, je n'en ai rien à foutre ! »

Et Girard toujours offensif d'attaquer cette presse trop inquiète : « Moi, de temps en temps avec les gens de la presse je suis inquiet. Ce n'est pas pour ça que je les insulte ou que je leur tape dessus. Le jeu, aujourd'hui, je n'en ai rien à foutre ! Quand je dis ça, je vous réponds à travers ce que j'ai vécu ce soir. Inquiets ? Inquiets ? Quand quelqu'un est chez toi, tu ne prends pas une batte de base-ball et tu n'insultes pas ta femme (sic). Il y a des choses? Je m'excuse ! C'est pour ça que je vous dis qu'il faut beaucoup d'humilité. Monaco est à combien devant ? Six points ! Je regarde toujours vers le haut, jamais vers le bas. Pour l'instant on est là où on est, on va tout faire pour le rester. Il reste encore des matchs compliqués, difficiles, mais les coureurs automobiles quand ils arrivent dans un virage un peu serré, à l'attaque, ils ne lâchent pas le volant et ne baissent pas les yeux. Nous, c'est pareil, on est là, on vit des moments un peu difficiles dans le jeu, mais on est toujours là, c'est ça l'important. Et dans la vie on fait corps pour le meilleur et pour le pire comme on dit à l'église? » Fin du sermon. Lille est aujourd'hui troisième : depuis le 5 octobre, le LOSC n'est encore jamais descendu du podium de Ligue 1. Malgré une ambiance rappelant celle d'un relégable?

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