René Buffière, 87 ans, doyen des candidats au baccalauréat

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Le doyen 2012 des candidats, qui révise les épreuves dans sa maison de retraite, regrette que les enseignements d'histoire ne s'attardent pas suffisamment sur les souffrances de la guerre.

«Notre pensée est-elle prisonnière de la langue dans laquelle nous parlons?» C'est sur ce sujet que René Buffière, 87 ans, doyen du baccalauréat 2012 planche ce jeudi matin, dans sa maison de retraite, à Bassillac (Dordogne). Inscrit au centre d'enseignement à distance (Cned), il se prépare aux épreuves qui débuteront le 18 juin avec la philosophie. Parmi ses auteurs favoris, Kant, Marx, Voltaire et Montesquieu. «L'ignorance entretient la servilité», lance-t-il, en commentaire de L'Esprit des lois.

Ancien chauffeur médical, René Buffière s'est lancé le défi du bac il y a cinq ans, «pour qu'on arrête de me prendre pour un imbécile», explique-t-il, mais surtout, pour rendre hommage à son fils Daniel, inspecteur du travail tué en 2004 par un agriculteur en compagnie de sa collègue Sylvie Trémouille.

Né le 1er novembre 1924, l'octogénaire a décroché son certificat d'études en 1938. «J'ai eu le premier prix de français», se souvient-t-il encore tout ému. I

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