Rencontre entre Sud et Nord-Coréens à Panmunjom

le , mis à jour à 20:21
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(Actualisé tout du long) par Ju-min Park et Sohee Kim SEOUL, 22 août (Reuters) - Des conseillers du numéro un nord-coréen Kim Jong-un et du gouvernement sud-coréen ont engagé des discussions samedi soir dans le village frontalier de Panmunjom, laissant espérer un arrêt des tensions survenues entre les deux pays ces derniers jours. Cette rencontre s'est ouverte peu après l'expiration de l'ultimatum qu'avait fixé Pyongyang au Sud en exigeant qu'il cesse ses émissions de propagande par haut-parleurs géants à la frontière. Le délai de 48 heures fixé par le Nord est passé sans qu'aucun incident militaire ne soit signalé le long de la "zone démilitarisée" (DMZ). Les négociations étaient toujours en cours trois heures après avoir débuté, a déclaré dans la soirée le ministère sud-coréen de l'Unification. Le conseiller de la présidente sud-coréenne Park Guen-hye pour les questions de sécurité nationale et son ministre de l'Unification ont rencontré Hwang Pyong So, conseiller militaire de Kim Jong-un, et un haut responsable en charge des affaires inter-coréennes, Kim Yang Gon. "Le Sud et le Nord ont convenu d'avoir des contacts en lien avec la situation actuelle des relations Sud-Nord à 18h00 à Panmunjom", avait annoncé quelques heures plus tôt le conseiller adjoint à la sécurité nationale sud-coréen dans une déclaration à la télévision. KCNA PARLE DE LA "REPUBLIQUE DE COREE" Pyongyang avait adressé une proposition de rencontre vendredi et Séoul y avait répondu samedi par une contre-proposition demandant la présence de Hwang Pyong So, a-t-il ajouté. L'agence de presse nord-coréenne KCNA a annoncé la tenue de la rencontre, désignant le Sud comme la "République de Corée", une marque de reconnaissance rare de l'Etat du Sud, qui contraste avec le ton belliqueux du régime de Pyongyang ces derniers jours. A l'origine du contentieux, la Corée du Nord reproche à sa rivale du Sud de diffuser de la propagande anti-nord-coréenne à l'aide d'énormes haut-parleurs situés dans la partie méridionale de la DMZ. Séoul explique que ces émissions ont repris en représailles aux blessures de deux soldats sud-coréens par des mines antipersonnel qui auraient été placées dans cette zone par les Nord-Coréens. Ces derniers démentent ces accusations. Les deux soldats ont subi des amputations de jambes. "La situation dans la péninsule coréenne est désormais proche d'une guerre en raison des provocations imprudentes faites par les faucons de la guerre de l'armée sud-coréenne", estimait ces derniers jours l'agence KCNA. L'armée du Nord a effectué plusieurs tirs en direction des haut-parleurs pour tenter de les détruire, jeudi, et le Sud a répliqué par une trentaine de tirs d'artillerie. Aucune victime n'a été à déplorer. Les deux Corées sont toujours théoriquement en état de guerre depuis le conflit de 1950-53, qui s'est terminé par un armistice et une trêve, et non par un traité de paix. (Pierre Sérisier et Eric Faye pour le service français)

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