Renault va engager des discussions sur la compétitivité

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RENAULT VA LANCER LE 6 NOVEMBRE DES DISCUSSIONS SUR LA COMPÉTITIVITÉ
RENAULT VA LANCER LE 6 NOVEMBRE DES DISCUSSIONS SUR LA COMPÉTITIVITÉ

PARIS (Reuters) - Renault a confirmé mercredi l'ouverture le 6 novembre prochain d'un cycle de discussions avec les syndicats portant sur l'amélioration de la compétitivité de ses usines françaises.

"Renault souhaite trouver avec les partenaires sociaux des solutions innovantes permettant de préserver une base industrielle, de recherche et développement et tertiaire en France solide et durable", a dit le constructeur automobile dans un communiqué.

Confronté comme les autres constructeurs à une chute du marché européen, le groupe souhaite que ses sites français rivalisent en termes de productivité avec ses meilleures usines en Europe.

Le mois dernier, le directeur général délégué de Renault Carlos Tavares avait déjà dit à Reuters vouloir conclure dans les prochains mois un accord de compétitivité dans l'ensemble de ses usines françaises.

"Si le marché automobile mondial est en croissance hors d'Europe, le marché européen régresse de 20% depuis 2007 et cette décroissance se révèle structurelle", souligne le constructeur automobile dans son communiqué.

Des arrêts de production sont prévus en novembre dans plusieurs usines automobiles en France pour faire face à la baisse continue de la demande en Europe.

Renault, détenu à 15% par l'Etat français, a également prévenu la semaine dernière que ses ventes mondiales risquaient de baisser en 2012 à cause de la dégradation du marché européen.

Le constructeur n'a toutefois pas annoncé pour l'heure de fermeture d'usines ni de suppressions d'emplois, contrairement à plusieurs de ses concurrents.

PSA Peugeot Citroën a ainsi engagé un plan de restructuration passant par 8.000 nouvelles suppressions d'emplois en France, dont 3.000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et 1.400 à Rennes (Ille-et-Vilaine).

De son côté, le constructeur américain Ford a annoncé la suppression de 6.200 emplois en Europe, soit 13% de ses effectifs dans la région dont 4.300 postes en Belgique, où le groupe va fermer son site de Genk d'ici la fin 2014.

Blandine Hénault, édité par Nicolas Delame

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