Renault réunit son conseil sur l'alliance avec Nissan

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RENAULT RÉUNIT SON CONSEIL SUR L'ALLIANCE AVEC NISSAN
RENAULT RÉUNIT SON CONSEIL SUR L'ALLIANCE AVEC NISSAN

PARIS (Reuters) - Renault réunit mardi après-midi un conseil d'administration consacré à son alliance avec le japonais Nissan, dans le sillage du renforcement du pouvoir de l'Etat dans le constructeur français, a-t-on appris de source proche du dossier.

"Cette réunion a été décidée lors du conseil de juillet, dans la continuité de la discussion qui s'était tenue alors sur l'alliance", dit-on, confirmant une information du Figaro. "Tout le monde pourra exposer son point de vue, les choses devraient avancer un peu."

Après la crise d'avril, qui a culminé lors de l'assemblée générale de Renault marquée par la victoire de l'Etat actionnaire à bénéficier de droits de vote doubles, les débats au conseil ont été compliqués par un changement d'administrateur de l'Etat.

Régis Turrini a été remplacé en juillet à la tête de l'Agence des participations de l'Etat (APE) par Martin Vial.

"Au conseil de juillet, Carlos Ghosn a dit que l’exposé du passé a été fait, et qu'on peut maintenant se projeter dans l’avenir", a-t-on ajouté de même source.

Un porte-parole de Renault a confirmé la tenue du conseil d'administration, mais a refusé de faire un commentaire sur son ordre du jour.

Un débat sur la forme que Carlos Ghosn entend donner à l'alliance Renault-Nissan se pose depuis le renforcement de l'Etat français au capital de Renault, monté fin avril à 19,7% du capital contre 15% précédemment. Cette décision a été vue au sein de Nissan, qui ne dispose pas de droits de vote chez Renault, comme une rupture de l'équilibre issu de l'alliance de 1999.

Mi-septembre, au salon de l'automobile de Francfort, Carlos Ghosn avait dit à des journalistes que les discussions se poursuivaient entre toutes les parties sans caractère d'urgence.

"Il faut trouver une solution qui soit raisonnable pour toutes les parties prenantes", avait-il dit. "L'alliance entre Renault et Nissan fonctionne parce qu'il n'y a pas de double langage, pas de rapport de force. L'essentiel, tout le monde s’accorde dessus, c’est de préserver le partenariat."

Le Figaro observe par ailleurs que la dégringolade récente du cours de l'action Renault, frappé de plein fouet par l'affaire Volkswagen comme l'ensemble du secteur automobile, a compliqué le projet de l'Etat de revendre les titres acquis en avril.

(Gilles Guillaume et Laurence Frost, édité par Dominique Rodriguez)

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