Renault recherche un partenaire financier en Iran

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RENAULT RECHERCHE UN PARTENAIRE FINANCIER EN IRAN
RENAULT RECHERCHE UN PARTENAIRE FINANCIER EN IRAN

par Evren Ballim

ISTANBUL (Reuters) - Renault recherche actuellement un partenaire financier pour relancer son activité en Iran et discute du dossier avec les autorités américaines et françaises, a déclaré le directeur commercial du constructeur automobile français.

Renault cherche toujours à reprendre sur place avec ses partenaires iraniens Iran Khodro et Pars Khodro l'assemblage de voitures, suspendu en juillet dernier en raison du durcissement des sanctions internationales, a indiqué mercredi soir Jérôme Stoll à la presse lors d'un déplacement en Turquie.

"Ce que nous recherchons, c'est un partenaire financier, qui se conformera lui aussi à toutes les réglementations internationales et nous permettra de reprendre nos activités en Iran", a-t-il dit.

"Nous essayons d'expliquer notre position à l'administration américaine, à l'administration française aussi. Expliquer ce que nous voulons faire, comment nous voulons procéder et comment nous voulons mener cette activité."

Jérôme Stoll, également directeur de la Performance de Renault, a précisé que le groupe avait été approché par des banques turques et internationales sur ce sujet.

Le constructeur espérait en janvier une reprise de l'activité en Iran d'ici l'été, dans le sillage de l'accord conclu en novembre dernier entre l'Iran et les grandes puissances après le gel par Téhéran de ses activités nucléaires les plus sensibles.

Mais les discussions à haut niveau sur la levée effective des sanctions et sur le déblocage des transactions financières avec l'Iran n'ont pas encore abouti.

PSA Peugeot Citroën, qui a suspendu pour sa part ses livraisons vers l'Iran en février 2012, attend lui aussi de pouvoir relancer son activité iranienne. En 2011, celle-ci ne représentait que 2% de son chiffre d'affaires mais en volume, l'Iran représentait le deuxième marché de PSA derrière la France.

REBOND ATTENDU AU BRÉSIL, INQUIÉTUDE SUR L'ARGENTINE

Jérôme Stoll a également déclaré attendre un rebond de la demande automobile au Brésil, deuxième marché de Renault derrière la France, tout en se disant préoccupé par les perspectives à court terme du marché latino-américain en raison de la dégradation de la situation financière argentine.

"J'anticipe une reprise du marché brésilien dans les prochains mois. Il y aussi certaines interactions avec l'Argentine, qui connaît de grandes difficultés aujourd'hui. La situation financière de l'Argentine est très préoccupante", a-t-il dit.

Buenos Aires a menacé mercredi de faire défaut sur sa dette, le gouvernement argentin affirmant qu'il lui serait "impossible" d'honorer le paiement des intérêts dus le 30 juin après une nouvelle décision défavorable de la justice américaine.

"Les deux pays ont certains liens. Si un pays souffre, l'autre pourrait être affecté. Je suis donc un peu préoccupé pour le court terme par la situation aujourd'hui en Amérique latine", a ajouté Jérôme Stoll.

Le directeur commercial de Renault a également annoncé que le groupe avait l'intention de procéder à de nouveaux investissements dans sa grande usine turque.

"Notre intention est de continuer à utiliser l'usine de Bursa comme l'un de nos sites industriels. Il y aura des investissements à renouveler, je ne peux pas vous dire exactement quand", a-t-il indiqué.

L'usine Oyak Renault de Bursa, qui emploie 5.100 personnes, a produit l'an dernier plus de 330.000 voitures, pour l'essentiel des Clio 4 dont elle assure en Europe plus des deux tiers de la production, le tiers restant étant confié au site français de Flins (Yvelines).

(Avec Gilles Guillaume pour le service français, édité par Marc Angrand)

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