Renault: perd 20%, crainte d'un scandale à la Volkswagen.

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(CercleFinance.com) - Cinq milliards d'euros : c'est le montant dont la capitalisation boursière de Renault est ce midi amputé par rapport à la veille, alors que le titre chute de 20% à 71,8 euros. En cause : des craintes de réédition du “scandale Volkswagen” portant sur les émissions réelles des véhicules, pour l'heure non confirmées. Notons qu'à Milan une autre valeur auto, Fiat Chrysler, décroche parallèlement sur des rumeurs de scandale commercial aux Etats-Unis.

En effet, rapporte ce matin l'agence Bloomberg, un membre du syndicat CGT du centre d'essai Renault de Lardy (où sont mis au point les moteurs, boîtes de vitesse, etc, sur des bancs d'essai) a confirmé que des agents de la DGCCRF, direction du ministère de l'Economie chargée notamment des fraudes, avaient débarqué dans des sites de Renault liés aux tests d'émission et la certification des moteurs. 'Ce qui laisse l'impression que la procédure serait liée aux émissions des véhicules et ne serait pas sans rappeler le scandale Volkswagen', indique la source de Bloomberg.

Où ? Quatre sites techniques auraient visés par la “descente” de la DGCCRF : Lardy, Guyancourt (le 'technocentre'), le Plessis-Robinson et le siège, à Boulogne-Billancourt.

Quand ? Apparemment, la DGCCRF serait intervenue la semaine dernière, et les ordinateurs de certains hauts cadres auraient été emmenés par les agents de Bercy. On n'en sait guère plus plus l'instant.

Dans un marché boursier très mal orienté depuis le début de l'année, il n'en fallait pas pour entraîner le décrochage de l'action Renault.

Rappelons que le géant allemand Volkswagen avait été, en septembre, mis en cause par les autorités américaines pour avoir truqué les tests d'émission de certains véhicules Diesel, notamment ceux des marques Audi et Volkswagen, vendus sur le marché américain. Un scandale qui avait entraîné l'ouverture d'enquêtes dans le monde entier, et la reconnaissance par la direction du groupe de sa responsabilité. Le patron opérationnel de Volkswagen, Martin Winterkorn, avait “sauté”. Cotant environ 170 euros avant la révélation de l'affaire, l'action préférentielle Volkswagen était dans les semaines qui suivent tombée sous les 100 euros. Elle en vaut 115 aujourd'hui.

Le sujet est sensible pour Renault, constructeur qui comme Volkswagen garde la haute main sur les moteurs de ses véhicules. Et ce alors que les deux groupes sont, comme leur marché, très exposés au Diesel, un carburant prisé sur le Vieux Continent, mais pas dans le reste du monde.

D'une manière générale ce 14 janvier, les parcours des actions automobiles européennes sont sanglants : à la Bourse de Milan, l'action Fiat Chrysler Automobiles (FCA) chute de l'ordre de 11% ce midi après avoir été suspendue en matinée. Selon la parution spécialisée américaine Automotive News, deux concessionnaires de Chicago auraient déposé plainte (au niveau fédéral) contre FCA . Ils affirment que le groupe aurait proposé beaucoup d'argent à des concessionnaires pour déclarer vendus des véhicules qui ne l'étaient pas. Ce qui aurait abouti à 'gonfler' artificiellement les ventes de Fiat Chrysler aux Etats-Unis. A suivre...

EG


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  • M2941863 il y a 11 mois

    WV avait pointé du doigt ses concurrents...sans preuve! RNO devrait attaquer les boch en justice!

  • Lounes91 il y a 11 mois

    Pourquoi les dirigeants restent muets que cachent t ils ?on le saura bientôt !!!!!!