Renault/Nissan-Macron rejette à nouveau toute fusion avec Nissan

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    PARIS, 25 novembre (Reuters) - L'Etat français n'acceptera 
aucun changement dans la structure de l'alliance entre Renault 
 RENA.PA  et Nissan  7201.T  et rejette tout projet de fusion 
entre les deux groupes automobiles, a réaffirmé mercredi le 
ministre de l'Economie. 
    "Il ne s'agit en aucun cas de rééquilibrer ou de transformer 
les équilibres de l'alliance qui a été conclue en 2002", a 
déclaré Emmanuel Macron au sujet de la montée de l'Etat au 
capital de Renault afin de s'y assurer des droits de vote 
doubles.  
    "Pour une raison simple: lorsque l'Etat français était au 
capital de Renault en 2002, nous avions plus de 40% du capital, 
et donc penser que cette opération a remis en cause les 
équilibres de l'alliance est une vue de l'esprit", a-t-il ajouté 
lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée 
nationale. 
    "En aucun cas nous n'accepterons que ces équilibres soient 
revisités (...) Il n'y a pas de projet de fusion, il n'y a pas 
de projet de délocalisation, il n'y a pas de projet de transfert 
d'actifs."  
    Un bras de fer est engagé depuis le printemps entre le PDG 
de Renault et Nissan, Carlos Ghosn, et le ministre de l'Economie 
en raison de cette brusque montée de l'Etat au capital de 
Renault, Nissan considérant que la manoeuvre déséquilibre 
l'alliance. 
    En Bourse, l'action Renault a brièvement chuté, touchant un 
plus bas à 88,18 euros avant de remonter à 89,09 euros (-2,32%) 
à 16h15. 
 
 (Dominique Rodriguez, avec Raoul Sachs, édité par Jean-Michel 
Bélot) 
 

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