Renault-Nissan face à la fronde des syndicats américains

le , mis à jour à 06:57
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Renault-Nissan face à la fronde des syndicats américains
Renault-Nissan face à la fronde des syndicats américains

Le comité de groupe de Renault qui se tiendra demain à Boulogne-Billancourt (92) s'annonce agité. Selon nos informations, Carlos Ghosn, PDG du constructeur automobile et patron de l'alliance Renault-Nissan, sera attendu devant le siège de la firme au losange par une délégation de l'UAW (United Auto Workers), un des principaux syndicats de la branche automobile aux Etats-Unis.

 

Les syndicalistes américains seront soutenus par les fédérations françaises de la métallurgie de la CFDT, la CGT, FO et de la CFE-CGC. Motif de leur colère : l'impossibilité de créer une section syndicale dans la plus importante usine Nissan des Etats-Unis, celle de Canton (Mississippi), où travaillent quelque 5 000 salariés.

 

« Nous allons demander une rencontre officielle avec Carlos Ghosn ou l'un de ses adjoints, nous confie Richard Bensinger, porte-parole de l'UAW, qui sera demain à Paris. Nous n'avons jamais pu dialoguer avec la direction de Nissan. Ils n'ont cherché qu'à intimider les salariés de l'usine, à les déstabiliser, n'hésitant pas à faire du chantage à l'emploi, leur faisant croire que si un syndicat venait à se créer au sein de l'usine cela la mettrait en danger. » Dans le droit américain, l'implantation syndicale n'est pas garantie par la loi. Il est nécessaire, en revanche, que 30 % des salariés d'une entreprise se déclarent en faveur de la création d'une section syndicale. Or, selon l'UAW, la direction de Nissan use de tous les moyens pour dissuader son personnel.

 

Une lutte en cours depuis plusieurs années

 

Cela fait plusieurs années que les salariés de Canton se battent. « Une entreprise ne voit jamais d'un très bon œil la création d'un syndicat car c'est un contre-pouvoir, analyse Gary Casteel, secrétaire et trésorier du syndicat, présent lui aussi dans la délégation. Mais aucun autre constructeur automobile, notamment américain, ne s'y était opposé avec autant de virulence. D'ailleurs, ...

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