Renault : le gouvernement parle d'une «affaire sérieuse»

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Les informations stratégiques divulguées par trois cadres de Renault, dont un membre du comité de direction, concerneraient la batterie de la voiture électrique, projet phare du groupe. Le ministre de l'industrie, Eric Besson, parle de «guerre économique»

Les 54.000 salariés français de Renault sont sous le choc. Trois hauts dirigeants du groupe sont soupçonnés d'avoir divulgué des informations sur ses futurs véhicules électriques à l'extérieur, selon des sources internes. Ils ont été mis à pied lundi, a indiqué la direction, qui a invoqué des «révélations de faits graves nuisant aux intérêts stratégiques, intellectuels et technologiques de l'entreprise». Ce jeudi sur RTL, le ministre de l'industrie, Eric Besson, juge l'affaire «sérieuse» et affirme que l'expression «guerre économique» est adaptée à cette situation.

Cette affaire d'espionnage industriel révélée par l'AFP, dont l'ampleur est inédite chez Renault, fait figure de séisme. L'une des personnes mises en cause siège au comité de direction du groupe, qui compte vingt-sept membres et est présidé par Carlos Ghosn, le PDG. Il s'agit, selon plusieurs sources, de Michel Balthazard, directeur de la division «amont, projets et prestations», entré

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