Renault : l'État a-t-il vraiment acheté pour 1,2 milliard d'euros d'actions ?

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Un représentant du ministère de l'Economie et de l'industrie a précisé à L'Agefi que l'Etat avait acquis «en dur» 14 millions de titres pour augmenter sa participation au capital de Renault. (© DR)
Un représentant du ministère de l'Economie et de l'industrie a précisé à L'Agefi que l'Etat avait acquis «en dur» 14 millions de titres pour augmenter sa participation au capital de Renault. (© DR)

Grâce à un contrat d’échange d'options conclu avec Deutsche Bank, l’Agence des participations de l’Etat (APE) a remonté sa participation dans Renault de 15,01 à 19,7% du capital et 23,2% des droits de vote. A l’assemblée générale du 30 avril prochain, l’Etat pourra ainsi s’opposer plus facilement à une résolution, soutenue par les dirigeants du constructeur, et qui vise à ne pas accorder automatiquement le droit de vote double aux actions Renault détenues au nominatif depuis plus de deux ans, comme le prévoit désormais la loi Florange.

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Le montage imaginé au départ par le ministre de l’Economie et les services de Bercy consistait à acquérir auprès de la banque allemande ce bloc de 4,73% de Renault (14 millions de titres). L’idée de la transaction était que l’Etat n’achète pas les actions Renault au comptant et donc ne dépense pas environ 1,2 milliard d’euros, mais s’acquitte d’une simple commission versée à Deutsche Bank. Le montage prévoit, en effet, un échange croisé d’options d’achat et d’options de vente portant sur des actions Renault. Le dénouement de cette transaction à terme permettra à l’Etat de revenir à sa participation initiale de 15,01% sans avoir rien déboursé, hormis cette commission.

L’AMF a d’ailleurs publié tout le détail de cette convention, le 16 avril dernier sur son

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