Renault est toujours intéressé par General Motors

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Dans une interview accordée ce mercredi au journal Le Monde , Carlos Ghosn, le PDG du constructeur, s'est dit «ouvert à un rapprochement avec General Motors». Cette annonce intervient alors que le groupe américain prépare son retour en Bourse.

A quelques jours de l'ouverture du Mondial de l'Automobile, Carlos Ghosn veut, une fois encore, croire à un rapprochement entre Renault et General Motors (GM).

Dans une interview accordée au journal Le Monde, l'emblématique patron a ainsi déclaré: «je pense toujours qu'il y a beaucoup de chose à faire avec GM, qu'il y a beaucoup de synergies». S'il reste «ouvert» à un rapprochement avec l'américain, Carlos Ghosn rappelle que «pour Renault-Nissan, il s'agit d'une opportunité, pas d'une obligation, nous n'avons pas de problème de taille».

Pour lui, l'important dans une alliance c'est «lorsqu'il existe un appétit mutuel». Appétit qui a manqué lors des précédentes tentatives de rapprocher les deux groupes.

Renault et General Motors, partenaires depuis 1996

Depuis plus de dix ans, les constructeurs automobiles français et américain collaborent dans la production des véhicules utilitaires.Un accord cadre a été signé en 1996, confirmé par un engagement de coopération en 1999. A partir de 2000, les fourgons Master de Renault et Movano de GM sont produits dans l'usine du français à Batilly (Meurthe-et-Moselle). En 2001, les fourgons Trafic (Renault) et Vivaro (GM) commencent à sortir de l'usine General Motors Europe de Luton au Royaume-Uni.

En 2006, Renault fait une première tentative de rapprochement avec General Motors. A l'époque, Carlos Ghosn parle déjà de «synergies significatives», mais le 5 octobre, le fabricant américain oppose une fin de non recevoir à cette proposition.

Dans l'interview du Monde, le PDG de Renault raconte: «quand, pendant la crise, le conseiller du président américain Barack Obama sur l'automobile, Steve Rattner, a voulu me rencontrer, je lui ai à nouveau proposé de regarder si on pouvait faire des choses avec GM». Echec, encore, car ce que veut Steve Rattner c'est que Carlos Ghosn prenne la tête du constructeur américain en faillite, ce qu'il refuse.

General Motors de retour en Bourse

La dernière main tendue du président du groupe français au constructeur américain intervient alors que celui-ci doit revenir prochainement en Bourse. Si les dirigeants de GM sont resté discrets sur les conditions de l'opération, de nombreux détails ont filtré par voie de presse.

Le prix de l'offre devrait être fixé le 17 novembre pour une introduction en Bourse le lendemain. Par ailleurs, le Trésor américain, l'un des principaux actionnaires du groupe depuis sa faillite, a fait savoir qu'il lui faudrait un prix de lancement de 133,78 dollars pour récupérer les 49,5 milliards de dollars qu'il a injecté en 2008 et 2009 dans GM pour le sauver de l'extinction.

Si l'Etat américain devrait rester encore pour quelques années l'actionnaire majoritaire du groupe désormasi surnommé «Government Motors», le constructeur automobile chinois SAIC envisagerait, selon un article du Wall Street Journal, de racheter des parts du groupe.

A quelques jours de l'introduction de GM en Bourse, une question subsiste. Le «rapprochement» souhaité par Renault passera-t-il par une prise de participation?

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