Renault espère signer pour une usine en Chine d'ici l'été

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RENAULT ESPÈRE OBTENIR D'ICI L'ÉTÉ LES AUTORISATIONS POUR SA PREMIÈRE USINE EN CHINE
RENAULT ESPÈRE OBTENIR D'ICI L'ÉTÉ LES AUTORISATIONS POUR SA PREMIÈRE USINE EN CHINE

PARIS (Reuters) - Renault espère obtenir le feu vert définitif de Pékin à sa première implantation en Chine d'ici l'été, a déclaré samedi le PDG du constructeur automobile, Carlos Ghosn, sur Europe 1.

"Renault a déjà un projet pour la Chine qui est prêt, qui est actuellement en train d'être négocié avec l'administration chinoise et j'espère que nous obtiendrons tous les accords avant l'été", a-t-il dit.

"La visite du président de la République, qui manifestement a été très, bien reçu par les autorités chinoises, est de très bon augure, parce qu'elle facilite la tâche et elle va accélérer les accords administratifs", a-t-il ajouté.

François Hollande, qui a obtenu du gouvernement chinois un accord de principe pour soulager le déficit commercial français, a achevé vendredi sa visite d'Etat en Chine en insistant sur sa volonté de renforcer les liens politiques entre Paris et Pékin.

Renault a laissé jusqu'ici la Chine à son partenaire Nissan en vertu d'un partage des marchés entre les deux groupes. Il a maintenant décidé de produire à son tour sur place dans une nouvelle usine qu'il espère construire et mettre en service d'ici 2016 et pour laquelle il attend depuis plusieurs mois les dernières autorisations chinoises.

Interrogé sur les raisons de Nissan d'attribuer la future Micra pour l'Europe à l'usine Renault de Flins, Carlos Ghosn a répondu que c'était une conséquence directe de l'accord de compétitivité signé le mois dernier avec les syndicats français du groupe au losange.

"La décision de Nissan a été basée sur de purs critères économiques, l'autre option pour Nissan était de continuer à produire la Micra en Inde et de l'exporter en Europe. La décision a été prise (...) surtout parce qu'il y a un sens économique à ce que Nissan le fasse", a-t-il dit.

Il a ajouté qu'après la Micra, Nissan ou d'autres partenaires pourraient être tentés de produire d'autres modèles chez Renault en France. L'usine de Flins devra embaucher pour faire face au surcroît d'activité que représenteront les 82.000 Micra par an, a dit le PDG de Renault.

Gilles Guillaume, édité par Patrick Vignal

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