Renault déstabilisé par l'affaire d'espionnage

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La mise à l'écart de plusieurs cadres dirigeants du constructeur, dont le directeur général délégué, fragilise l'entreprise et son PDG Carlos Ghosn. Mardi, l'action Renault a chuté de plus de 3% en Bourse.

La démission lundi de Patrick Pélata, directeur général délégué de Renault, ne met pas un point final à la crise déclenchée le 3 janvier dernier par le licenciement sans fondement de trois cadres du constructeur pour une fausse affaire d'espionnage. Certains observateurs craignent que ce départ ait des conséquences dans le fonctionnement même de l'entreprise. «Sans Patrick Pélata aux commandes, le plan stratégique de Renault présenté en février pourrait être perturbé, voire reporté de six mois à un an», juge ainsi Florent Couvreur, analyste chez CM-CIC Securities. Il n'est pas seul à s'inquiéter: mardi, l'action Renault a chuté de 3,17%, après 2,21% la veille.

Dans le monde syndical, les réactions sont également négatives, surtout devant l'absolution accordée à Carlos Ghosn, le PDG de la marque au Losange. «Quand on est numéro un, on doit assumer. À M. Ghosn de se décider», a commenté Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouv

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