Renault compte sur l'international pour redresser ses ventes

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LES VENTES DE RENAULT ONT RECULÉ DE 6,3% EN 2012
LES VENTES DE RENAULT ONT RECULÉ DE 6,3% EN 2012

par Gilles Guillaume

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine (Reuters) - Renault veut retrouver cette année une croissance de ses ventes mondiales, celles-ci ayant baissé de 6,3% l'an dernier même si la vigueur du groupe à l'international a partiellement compensé la chute en Europe.

Le constructeur automobile, qui était resté en croissance chaque année depuis 2009, a vu l'an dernier ses ventes chuter de 18% en Europe mais progresser de 9,1% dans le reste du monde.

"La stratégie d'internationalisation du groupe porte ses fruits", déclare Jérôme Stoll, directeur commercial de Renault, cité dans un communiqué. "Néanmoins ce succès n'a pas totalement compensé la baisse de nos ventes en Europe."

Son concurrent PSA Peugeot Citroën a finalement mieux résisté en 2012 sur le marché européen (-14,8%), mais comme il est davantage exposé au Vieux Continent et moins au reste du monde, il a vu ses ventes totales chuter de 16,5%.

Renault s'est fixé pour objectif de renouer avec la croissance en 2013 grâce à l'international, qui a représenté l'an dernier 50,2% de ses ventes totales, contre 43,1% en 2011.

A titre de comparaison, PSA n'atteindra pas la barre des 50% avant 2015.

La Russie est devenue le troisième marché de Renault, derrière la France et le Brésil, passant devant l'Allemagne.

Le groupe entend aussi redresser sa part de marché en Europe, qui a reculé d'un point l'an dernier à 9,1%, voitures et utilitaires légers confondus.

La marque Renault, qui a souffert notamment d'un manque de nouveautés, a rétrogradé de la deuxième à la troisième place en Europe, derrière Volkswagen mais aussi maintenant derrière Ford.

Le poids de la gamme "entry" -commercialisée sous la marque low cost Dacia en Europe et Renault ailleurs- s'est encore accentué puisque ses ventes ont atteint 37% contre 30% en 2011.

Renault prévoit une hausse de 3% du marché automobile mondial cette année et une baisse d'au moins 3% du marché européen. Le marasme attendu sur le continent a conduit le groupe à engager en novembre des négociations pour améliorer la compétitivité de ses usines, notamment en France.

Edité par Dominique Rodriguez

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